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Festival d’Annecy 2026 : "Nobody", surprenant buddy movie chinois avec de sympathiques démons
L’une des très bonnes surprises de la compétition est venue d’un film chinois intitulé "Nobody", qui met en scène des yaos, sortes de démons chinois à l'aspect d’animaux.
Compétition
NOBODY
(Langlang shan xiao yao guai)
de Shui Yu
avec les voix de Ziping Chen, Wenliang Dong...
Notre premier avis sur le film "Nobody" :
Le point de départ de "Nobody" est plutôt original : un Yao, démon sanglier, puni pour avoir attaqué un homme, se retrouve à devoir récurer les chaudrons du Roi tigre. S’adonnant avec ardeur à cette tache avec un démon grenouille, leur chaudron se distingue des autres, encore sales. Mais ils déclenchent tout de même la colère du Roi, pour avoir effacé les inscriptions familiales de son père… et de son grand père. Bannis, ils s’enfuient tous les deux et trouvent réfuge à la ferme de l’homme que le premier avait attaqué et se mettent à travailler pour lui. Mais, las de cette situation, le démon sanglier propose de faire passer le démon grenouille pour le moine Tang, connu pour parcourir les contrées vers l'ouest avec trois acolytes dont le Roi singe et un sanglier, pour débarrasser les humains des yaos, obtenir des récompenses et accéder au bout du voyage à l'immortalité. Tous deux tentent alors de montrer un groupe de quatre, avec un gorille complexé et une belette.
Très souvent drôle, "Nobody" se présente initialement comme un buddy-movie, opposant les caractères des deux protagonistes (peureux pour la grenouille et téméraire pour le sanglier) en créant disputes et oppositions en termes d’attitudes. On se régalera notamment de la scène avec le poulet calligraphe qui doit refaire ses estampes, jusqu’à l’absurde et l'épuisement... Détournant avec malice la légende très connue de "La Pérégrination vers l'Ouest" pour en faire une histoire d'usurpateurs (des "n'importe qui", comme le titre le suggère) désireux d'accéder aux honneurs et aux avantages des dieux et démons, "Nobody" ravit autant graphiquement (des décors évoquant l'aquarelle, des scènes d'action dantesques...) que via des personnages aux fortes personnalités. Un voyage aux losers attachants qui s'avère un véritable enchantement et qu'on espère voir très vite dans les salles en France.

