INTERVIEW

VIVE LA FRANCE

José Garcia

Michaël Youn, accompagné de son ami José Garcia avec qui il partage l’affiche, nous livre les petits secrets de sa seconde réalisation, « Vive la France ». Les deux comédiens en ont alors également profité pour faire une belle déclaration d’amour à la France.

Journaliste…

© Gaumont Distribution

Michaël Youn, accompagné de son ami José Garcia avec qui il partage l’affiche, nous livre les petits secrets de sa seconde réalisation, « Vive la France ». Les deux comédiens en ont alors également profité pour faire une belle déclaration d’amour à la France.

Journaliste :
Michaël, avez-vous immédiatement pensé à José Garcia pour le rôle de Muzafar ?

Michaël Youn :
En fait, ce script a beaucoup tourné dans Paris, mais tous les acteurs l’ont refusé. La seule personne à avoir accepté, c’est quelqu’un qui, à cause de ses origines espagnoles, lit très très mal le français, et a compris que je lui donnais le rôle du journaliste.

José Garcia :
Voilà, un journaliste qui essayait de démanteler un réseau terroriste. Je me suis dit : ah bah, c’est super !

Michaël Youn
(Après quelques expressions espagnoles)
Mais qui d’autre que José aurait pu le faire ? Sincèrement, personne ! A la base, je voulais faire le personnage de Muzafar, mais je me suis dit que ce serait plus intéressant d’aller chercher le personnage de Feruz qui est plus rêveur, plus naïf, plus tendre, rôle que je n’ai pas souvent eu l’occasion d’interpréter ; alors que Muzafar, qui est un peu le bélier plein d’énergie et le moteur de la narration, est un genre de personnage que j’ai déjà fait. Je me suis aussi dit qu’en termes d’énergie et de bélier, je crois que s’il y en a un qui met une leçon, c’est José (rires). Je pense qu’il a fait le rôle beaucoup mieux que je ne l’aurais fait. Si je t’assure, parce que tu as apporté une petite touche féminine (en s’adressant à José Garcia, avec l’accent de son personnage).

Journaliste :
Et vous imaginiez qu’il y aurait une telle résonance avec l’actualité ?

José Garcia :
Ah, je dois dire que là, on a fait fort ! Mais moi, j’étais déjà au courant qu’il y allait avoir une guerre, donc je me suis dit que si cela tombait pile-poil pour le 20 (ndlr : 20 Février 2013, date de sortie du film), ça allait vraiment être génial.

Michaël Youn :
Gaumont, en termes de promo, est très fort, encore plus puissant que vous ne pouvez l’imaginer. Donc, il y a encore deux, trois petites choses qui vont se passer sur la planète, rien de dangereux, rassurez-vous ! En tout cas, rien ne concernant des Français. De toute façon, avec le terrorisme, vous pouvez être sûr et certain qu’il y aura forcément un problème. J’en parlais avec le producteur, il me disait : ne te casse pas la tête, il y aura nécessairement un problème avec l’actualité. Il y a toujours quelque chose qui vient sur ce sujet, pour nous, Occidentaux, en tout cas. Et c’est pourquoi le sujet est d’autant plus intéressant. Non pas qu’il faille rire avec le terrorisme, je ne me le permettrais jamais face à des familles qui ont eu des victimes. Mais en tout cas, je pense qu’on peut se décomplexer par rapport à la terreur, on a envie de commencer à pouvoir en rire, de se moquer aussi des terroristes, puisqu’ils nous font quand même suffisamment chier comme ça. Si en plus, on ne peut pas se moquer d’eux, où est-ce qu’on va ? Mais évidemment, il ne faut jamais se moquer des victimes.

José Garcia :
Je vais vous dire une chose. Je pense vraiment qu’en voyant le film, on se rend compte que c’est plus un prétexte de comédie pour amener deux types qui arrivent en provenance d’un pays complètement paumé avec des mauvaises intentions, une agressivité, pour découvrir la France. C’était quand même plus intéressant de démarrer avec des gens qui viennent avec des pensées très très hostiles pour que ce soit un peu l’arroseur arrosé, et qu’ils se fassent dérouiller la tête pendant des plombes en croyant qu’ils vont dérouiller quelqu’un. Et ce qu’il y a de formidable, c’est l’espèce de renversement de situation, c’est-à-dire que ces gens qui ont vraiment cette haine inculquée de la France, parce qu’on leur a volé le taboulé, tombent d’un coup sous le charme de la France. Le quatrième personnage du film, c’est vraiment les paysages français.

Michaël Youn :
A la base, l’histoire est venue d’un fait divers qui a eu lieu en Italie. Deux terroristes étaient censés faire un attentat à Milan, mais pour des raisons techniques, l’avion a été détourné sur Naples. Les deux mecs sont morts au bout d’une semaine. Il y en a un qui s’est fait buter par la Camorra qui avait plus ou moins appris que c’était un terroriste, et l’autre a été retrouvé dans un terrain vague, poignardé par des gosses de douze ans qui voulaient lui voler sa valise. Donc, vous venez pour terroriser l’Occident, et vous vous retrouvez terrorisé par l’Occident ! C’était l’idée de se dire que dans les rapports Nord-Sud, il y a beaucoup de gens qui ont des idées reçues dans le Sud, et qui pensent que l’Occident, c’est le confort, le luxe. Certes, il y a de ça, mais pas seulement. Et mettre ces deux personnages qui sont aussi naïfs, candides, pour les confronter avec quelqu’un de l’administration, un flic zélé, des nationalistes corses, des supporters violents, ça me faisait beaucoup rire de leur faire subir toutes ces galères-là, c’est-à-dire leur faire subir tous les petits travers de la France avant de les faire jouir des grandes et belles choses de la France. Mais effectivement, comme le disait José, j’avais plus envie de faire un film sur la France que sur le terrorisme. Le terrorisme est plus un prétexte.

José Garcia :
En fait, c’est vraiment sur une envie positive de se dire que la France est magnifique. C’est tout bête, mais le producteur a dit une phrase très juste : « Vous savez, je passe tous les jours devant la Tour Eiffel pour aller au bureau, et pourtant je ne la regarde jamais ». L’autre jour, à la sortie de la projo, et il l’a regardée à nouveau parce qu’il a vu un touriste qui regardait la Tour Eiffel. Il y a des gens qui font quinze heures d’avion pour venir à Paris pour la voir, et nous, on ne la regarde plus. Et c’est pareil, ici, à Lyon. Je suis sûr que vous, vous passez tous les jours devant les berges sans réagir. Alors que moi, j’ai vu qu’il y avait des voies piétonnes, et je me suis dit : putain, c’est top ! C’est dingue de voir le nombre de belles choses qu’on a autour de nous et le fait d’être tous les jours, là, sans les contempler, parce qu’on a trop de soucis.

Michaël Youn :
80 millions de touristes en France ! La France est le pays le plus visité au monde, et je crois que les Français, surtout en ce moment avec toutes les tensions, les rancœurs, ont tendance à oublier qu’on habite un pays fantastique. Oui, il y a des problèmes ici, c’est sûr ! Mais, il y en a quand même beaucoup moins qu’ailleurs. Et nous-mêmes qui sommes français depuis très peu, j’avais envie de dire, par ce film, que je suis fier d’être français, patriote sans être nationaliste pour autant. Je remercie ce pays d’avoir accepté mes grands-parents, c’est un pays qui nous a donné une formidable chance de réussir, ce qui nous permet, tous les trois, d’être là devant vous. On parle de rêve américain, mais le rêve français, c’est possible aussi parce que là, vous avez quand même un Garcia, un Benayoun et une fille de Polonais. J’ai l’impression que les Français de souche ont tendance à oublier l’existence de ce rêve.

Journaliste :
Pour le scénario, vous avez choisi des régions avec de fortes revendications culturelles. Comment s’est fait ce choix ?

Michaël Youn :
Il y avait une première version du scénario qui passait par Lyon, où au lieu que ce soit la bouffe du Sud-Ouest, les protagonistes passaient dans un bouchon lyonnais. Après, ils allaient faire la fête en Bourgogne. Il y a également une version où ils atterrissaient en Bretagne. Mais bon, le scénario faisait 2h30, je ne voulais pas faire le guide Michelin non plus. Au moment du repérage, nous étions heureux parce que partout où nous allions, on pouvait poser la caméra. Mais ce qui est génial avec la tournée des avant-premières, c’est que partout où l’on passe et où malheureusement le film n’est pas passé, on sent presque un regret des gens.

José Garcia :
Et puis la France est vraiment incroyable ! C’est l’un des seuls pays où l’on retrouve autant de diversité topographique et de variété de paysages du nord au sud. En Espagne, même si c’est magnifique également, ça reste tplus régulier.

Journaliste :
Michaël, vous êtes resté dans des clichés très marqués. Pourquoi ce choix artistique ?

Michaël Youn :
C’est d’abord parce que le cliché est un incroyable levier de comédie. Mais il y aussi certaines choses qui, pour vous, vont être des clichés, et pour quelqu’un d’autre, pas du tout. Par exemple, certains vont plus percuter sur les taxis, un Marseillais percutera peut-être plus sur le maillot du PSG, ou un Corse va imaginer que les Marseillais agissent d’une certaine façon alors qu’eux voient cette façon d’agir différemment. Chacun va choisir le cliché du Français qui le fait rire ou qui l’irrite. Et puis j’avais envie d’un film qui soit plus proche d’un conte, d’une fable, et c’est pour ça qu’il y a cette espèce de voix-off qui nous mène du début à la fin du film. Moi, je trouve que l’humour passe beaucoup mieux avec ces clichés que si j’étais resté dans quelque chose de volontairement hyperréaliste. Cela aurait donné une France beaucoup moins haute en couleur, et moi, c’est comme ça que j’ai envie de la voir. J’ai envie de voir les régions avec beaucoup d’identité culturelle. Il y a du bon dans la mondialisation culturelle, mais j’ai aussi l’impression que la France est un peu en train de perdre son identité. Il est donc bien de se rappeler ce qui est propre à chaque région. Mine de rien, on le dit à Marseille, en Corse, dans le Sud-Ouest ou un peu partout qu’ici, ce n’est pas la France. Je suis sûr qu’à Lyon, c’est exactement la même chose, parce que nous ne sommes pas autonomistes, mais régionalistes, dans un sens culturel, presque culinaire des choses. La région se définit aussi beaucoup par rapport à ce qu’on y mange et boit, et j’avais envie de caractériser tout ça de façon marquée.

Journaliste :
C’est un sujet très sensible. Est-ce que tout était très écrit pour éviter de heurter les sensibilités ou avez-vous laissé une place pour l’improvisation ?

José Garcia :
En fait, on a bossé comme des dingues parce qu’on voulait ramener le maximum de bonnes choses. Mais techniquement parlant, c’est très difficile quand on a un metteur en scène qui est devant et derrière la caméra, parce que Michaël est vraiment d’une très grande exigence dans le travail, et diriger le nombre de personnes présentes puis revenir dans le personnage, reprendre l’accent… Tout ça était un sacré bordel ! Donc, nous nous sommes fixés un truc : tous les matins durant les deux premières heures, on se retrouvait pour essayer de trouver des conneries qui pourraient faire rire les gens. Et après on gardera notre humour de 10h à 22h, ce qui correspondait à peu près aux heures de tournages (rires). Techniquement on se fait bouffer, parce qu’aujourd’hui avec l’exigence du monde dans lequel on vit, avec ces séries télévisées dont la qualité ne cesse d’augmenter, on a plus envie de faire des simples champs contre-champs. Il faut vraiment travailler sur la lumière, les mouvements, les axes, pour avoir techniquement quelque chose d’assez pêchue en termes de réalisation. Et c’est vrai que pour la technique et la comédie, il faut déjà avoir un minimum de bouteille pour avoir un mouvement de caméra déjà établi et pouvoir après attaquer immédiatement sur quelque chose de fun. L’idée était de trouver quelque chose qui fasse rire les gens dès le matin pour avoir ce petit truc.

Michaël Youn :
Avant de partir tourner, on s’est fait beaucoup de lectures à Paris, durant lesquelles José a fourmillé d’idées pour dynamiter les scènes. De temps en temps, je le suivais et d’autres fois, je lui disais de freiner (rires). Il y a beaucoup de choses qui sont venues par le français cassé et cet accent improbable, des moments d’impro très drôles qu’on a ensuite conservés au montage. Quand José dit « c’est intéressant » (avec l’accent), c’est de l’impro !

José Garcia :
Il y a plein de petites pépites qu’on a dû couper pour la narration, mais on s’est vraiment amusés à trouver ces petites idées sur le moment. On a ainsi une énorme scène de bagarre très drôle entre deux bergers marocains qui se castagnent, et qu’on n’a pas pu conserver. On a vraiment trouvé des acteurs géniaux au Maroc. Il y a plein de scènes avec Baba qui ne sont pas dans le montage final mais qu’on a adoré filmer, notamment une où on lui nettoie le visage (rires). On essaiera de vous montrer tout ça en viral sur Internet, ce sont des acteurs incroyables !

Michaël Youn :
Mais pour revenir à ce que vous disiez, vu que les sujets étaient extrêmement sensibles, que ce soit la France ou le terrorisme, on a toujours fait super gaffe à ne pas heurter la sensibilité d’une communauté ou d’une autre. On veut bien se marrer et être un peu poil à gratter, mais je ne voulais jamais être irritant pour une communauté. Et quand on ne s’en rendait pas compte sur le tournage, moi, je m’en rendais compte au montage. Il y a un moment où l’on arrivait à Marseille et je disais « c’est beau la France » et bam, on arrivait sur des poubelles ! José disait alors « sale la France » et c’était assez drôle, mais je me suis mis à la place du spectateur qui s’assoit dans son fauteuil et à qui, au bout de trente minutes, on lui dit que son pays est sale, et même si c’était pour faire une blague, ça me dérangeait. Donc, c’est le genre de trucs que j’ai coupé au montage parce que le rire ne justifie pas tout, il faut ménager les uns et les autres. On est dans une période assez tendue, et je n’ai pas envie que les gens se tirent les uns sur les autres.

Journaliste :
Qu’est ce qui faisait pour vous qu’à un moment donné, un cliché était négatif et à d’autres moments, un élément identitaire d’une région ?

Michaël Youn :
C’est marrant parce que ça revient assez souvent le truc des clichés, et personnellement tout ce que vous appelez clichés dans le film sont des choses que j’ai vécues. Alors après, c’est un condensé, c’est-à-dire que quand tu vas en Corse, tu ne croises pas dans la même journée un nationaliste corse, un aubergiste pas sympa et tu ne vois pas un mec gifler sa sœur. Mais ce sont des choses que j’ai pu voir quand je suis parti en repérage. L’idée des chasseurs dont tu ne comprends pas un mot de ce qu’ils disent est arrivée comme ça. On était en train de repérer le champ de maïs dans lequel on allait se planter, la scène des chasseurs n’existait pas encore. Le gars nous fait visiter son champ et je ne comprenais rien de ce qu’il disait (il imite le propriétaire en marmonnant un charabia). C’est ainsi que l’idée m’est venue. Donc mis bout à bout, cela fait des clichés mais à chaque fois, je peux vous assurer que ce sont des choses qui existent. Le côté négatif et positif vient plus du fil narratif. Dans un premier temps, on a plus envie d’avoir des clichés qui soient des galères pour nos personnages, puis on choisit que le stimuli se fasse dans le Sud-Ouest par la rencontre avec Marianne et par la gastronomie, pour passer au positif.

Journaliste :
Le prénom Marianne, ce n’est pas un peu trop stéréotypé par contre ?

Michaël Youn :
C’est cliché pour vous parce que vous êtes journalistes et des gens de culture. Non pas que je méprise les Français, mais il y a des choses qui le ne seront pas pour d’autres personnes. Il y a des messages plus subtils qui toucheront tout le monde, mais je ne pense pas que ce soit un film très intéressant pour vous. C’est un film que j’ai fait pour le public et c’est pour ça que je me dis que vous n’avez pas grand-chose à manger avec ce film. Madame Chapuis, elle va aller voir ce film avec ses deux enfants, et elle ne se posera pas ce genre de question. Elle se dira qu’elle s’appelle Marianne, parce qu’elle représente la France, si elle y réfléchit, et c’est plus dans ce sens que je l’ai conçu.

Journaliste :
Pourquoi ce titre ?

Michaël Youn :
C’est un titre à double entrée. C’est le « vive la France » que tu dis quand tu vas à la Sécu, que tu prends ton ticket numéro 397 et que le tableau d’affichage indique le numéro 4. Mais c’est aussi le « vive la France » de la deuxième partie du film, celui qui rend compte de ce magnifique pays, l’un des pays dans lequel on vit le mieux au monde, selon ce magazine australien. Cela fait une dizaine d’années qu’on est premier ou deuxième, donc il faut que les Français se rendent compte que c’est bien !

José Garcia :
L’autre jour, on a eu une sorte de montée de patriotisme et on s’est mis à faire la déclinaison de toutes les choses magnifiques qu’on retrouve dans notre pays. En ce moment, on n’arrête pas de balancer tout ce qui est mauvais, mais c’est un des pays qui a le plus d’associations au monde, et qui donne le plus pour ces associations. Il y a des gens qui s’entraident pour tout. Je n’arrête pas d’être dans le monde associatif et c’est vraiment incroyable. Vous tombez dans la rue, il y a quelqu’un qui vous ramasse pour que vous vous fassiez soigner. Dans la plupart des pays, vous tombez, on vous laisse comme une merde, si vous n’avez pas les moyens de payer, c’est foutu ! Toutes nos institutions, même si elles ont des travers, fonctionnent de manière incroyable. L’exemple de la Poste le montre : elle a su s’adapter, évoluer, alors qu’il existe plein de pays où ton courrier met trois semaines pour arriver. On voit le verre à moitié vide en ce moment, mais ça serait aussi bien de le voir à moitié plein. Il y a des pays européens qui sont beaucoup plus dans la merde, donc n’oublions pas d’être heureux !

Journaliste :
N’y a-t-il pas un côté jubilatoire à plonger à fond dans les clichés ?

Michaël Youn :
Si tu fais arriver en Corse ces deux terroristes très hauts en couleur, c’est pour qu’à un moment donné, ils rencontrent des nationalistes corses. Ce serait presque une faute d’écriture de ne pas le faire. Dans toutes les blagues qu’on me racontait durant mon enfance, il y avait toujours des blagues sur le Corse et sa sœur. Et du coup, je me devais de jouer avec ça, quand José met une claque à la sœur de l’aubergiste corse, je tombe de ma chaise à chaque fois (rires). Nous, en tant que Français, on voit ça comme des clichés. Mais on aurait transposé ce film en Italie, nous nous serions dits que c’est vrai, les Italiens parlent trop fort, ils draguent en permanence nos femmes etc… Mais ce qui est très marrant, c’est qu’on ne se rend pas compte à quel point la France est importante à l’échelle du monde. C’est un des deux, trois pays les plus influents, et on a vendu ce film dans une vingtaine de pays lors d’un congrès à Los Angeles, parce que les gens se sont dits qu’enfin les Français, qui sont si arrogants, certains d’avoir la meilleur nourriture, d’avoir inventé la démocratie, qui sont fiers d’avoir coupé la tête de leur roi, vont se moquer d’eux-mêmes. Ceci dit, j’aimerai aussi que le film marche en France (rires).

Christophe Hachez Envoyer un message au rédacteur

À LIRE ÉGALEMENT