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INTERVIEW

FOLLE HISTOIRE D'AMOUR DE SIMON ESKENAZY (LA)

La folle tournée de promotion de De Caunes et Zilbermann passe également par Lyon, où le réalisateur et son comédien principal, accompagnés de Judith Magre, ont bien voulu répondre à nos questions. Medhi Dehbi, le jeune talent du film, était également présent, pour notre plus grand bonheu…

© Bac Films

La folle tournée de promotion de De Caunes et Zilbermann passe également par Lyon, où le réalisateur et son comédien principal, accompagnés de Judith Magre, ont bien voulu répondre à nos questions. Medhi Dehbi, le jeune talent du film, était également présent, pour notre plus grand bonheur. Extraits.

« Non, ce n’est pas une suite », martèle Jean-Jacques Zilbermann, « c’est une continuité » ! Cette fausse suite, donc, reprend les mêmes personnages que son précédent film "L’homme est une femme comme les autres" : de Simon Eskenazy (joué par Antoine De Caunes) à Rosalie (interprétée par Elsa Zylberstein), en passant par la maman Bella (qu’incarne Judith Magre). Dans cette continuité, donc, un nouveau comédien apparaît, celui qui représente cette folle histoire d’amour, et dont on reparlera certainement à l’avenir tant il est la révélation du film : il s’agit du jeune Medhi Dehbi, qui joue le rôle de Naïm et dont le réalisateur ne tarit pas d’éloges. « J’ai dû voir 350 personnes pour ce rôle. Medhi est un comédien formidable. Il m’a apporté plus que ce que j’avais écrit. C’est lui qui a imaginé le personnage d’Angela, à la fin du film ! »

Et pour les autres comédiens, comment se sont passées les retrouvailles ? Judith Magre, très en forme, lâche « Jean-Jacques peut me demander n’importe quoi, je lui dirai toujours oui ! » Quant à Antoine de Caunes, le réalisateur prévient : « Je n’aurais pas fait le film si Antoine avait refusé ». « Jean-Jacques m’a appelé bien avant d’écrire le scénario, se souvient l’intéressé. L’idée m’a plu de retrouver ce personnage. J’ai dit un oui franc et massif quand il me l’a proposé. »

La rencontre nous permet de comprendre un élément intéressant de la fabrication du film. D’une part, le titre avait été pensé différemment dès le départ par le réalisateur. « La folle histoire d’amour de Simon Eskenazy » devait s’appeler à l’origine « Ma mec à moi », avec un jeu de mot sur le côté mec « homme/femme » mais aussi sur la Mecque que symbolise la religion du jeune Naïm dans le film. Et d’autre part, le personnage que joue Mehdi Dehbi devait s’appeler Mohammed. Le jeune comédien s’est opposé vivement à ce que le réalisateur conserve ce nom jugé trop provocateur en raison du rôle incarné par Medhi (un travesti musulman) et de l’existence du prophète Mohammed dans la religion musulmane. Le titre et le nom du jeune personnage ont donc été changés, un peu au regret du réalisateur.

Autre regret : l’affiche du film. « Elle est nulle », lâche Judith Magre, « on ne voit même pas mon nom ! ». Rires autour de la table ! Il n’empêche, elle ne fait vraiment pas l’unanimité. La précédente (où l’on voyait les fesses de De Caunes) avait créé le buzz et la curiosité du public. L’affiche de cette « continuité » est des plus basiques, mettant en avant le comédien principal et sa folle histoire d’amour, que représentent le jeune homme et la jeune femme. On peut remarquer que l’affiche brouille les pistes : l’homme et la femme interprétés par le même acteur Mehdi Dehbi, n’ont pas la même taille ! Un comble ! Antoine De Caunes met en cause le distributeur du film. Zilbermann voulait la photo d’Antoine et Mehdi s’embrassant dans une rue de Paris… trop frileux les distributeurs ? Un homme avec le derrière à l’air ça passe, mais deux hommes qui s’aiment, ça casse… Belle mentalité…

Mathieu Payan Envoyer un message au rédacteur

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