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INTERVIEW

CHOUCHOU

Nous sommes en fin d’après midi. Je relis les questions que j’ai préparé, encore un peu intimidé de participer à ce qui sera ma première conférence de presse. C’est au milieu des applaudissements qu’entrent Gad Elmaleh, Mersak Allouache et Claude Brasseur. Chouchou est le personnage que Gad …

© Patrice Ricotta

Nous sommes en fin d'après midi. Je relis les questions que j'ai préparé, encore un peu intimidé de participer à ce qui sera ma première conférence de presse. C'est au milieu des applaudissements qu'entrent Gad Elmaleh, Mersak Allouache et Claude Brasseur. Chouchou est le personnage que Gad a eu le plus de plaisir à jouer sur scène. Il était donc naturel d'en faire un long métrage. C'est ce qu'il me raconte.

Gad rappelle d'abord que chouchou a une carapace grâce aux rires qu'il déclenche. Pour lui, l'intérêt ici c'est de s'amuser avec le personnage et non de lui. Chouchou est un film très personnel dans le sens où tout a été construit autour du seul travesti, et des situations qu'il vit.

Claude Brasseur intervient alors. Il précise que les autres personnages ont aussi leur importance et que le prêtre qu'il joue en est le parfait exemple. Il n'y a pas de faire-valoir dans cette histoire. Selon Allouache, il suffit pour s'en convaincre, de constater à quel point chaque acteur retranscrit à l'écran l'intolérance dont " on est tous victimes ".

En même temps, tous les trois s'accordent pour dire qu'il a été nécessaire de garder un ton sérieux chez les personnages secondaires, le but étant de crédibiliser un humour du quotidien. Il fallait " aller jusqu'au bout " sans jamais entrer dans la caricature.

Alors qu'est-ce qu'apporte le film ? A cette question Allouache apporte une réponse aussi simple que belle. Il défend une histoire où il n'y a qu'une mince frontière entre le rire et l'émotion, que le spectateur est libre de franchir à sa guise. La vulgarité est à oublier ici. Non, Gad Elmaleh et Mersak Allouache préfèrent invoquer l'influence de films comme " Les aventures de Rabbi Jacob ".

Mais l'acteur va plus loin. Il insiste sur l'importance de l'instinct dans la conception du long métrage. C'est ce même instinct qui va donner son cachet si humain au film et créer une atmosphère si particulière. Claude Brasseur conclue en disant que Chouchou fait partie de ces films dans lesquels le spectateur pourra prendre ce qu'il veut. Ce à quoi il convient d'ajouter qu'il serait bien bête de s'en priver…

Anthony REVOIR Envoyer un message au rédacteur

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