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TOP 5 Stanley Kubrick

Sur les 13 longs-métrages qui composent la filmographie du réalisateur, la rédaction d’Abus de ciné a tranché ! Elle a voté en son âme et conscience pour les meilleurs films de Stanley Kubrick. Voici donc notre best-of « Spécial K » : le top 5 du grand Kubrick !

5e // FULL METAL JACKET
1987
Avec Matthew Modine, Adam Baldwin, Vincent D'Onofrio, Lee Ermey, Dorian Harewood, Kevyn Major Howard, Arliss Howard…

Alors que les films sur la guerre du Vietnam sont légion à cette époque ("Platoon", "Hamburger Hill", "Good Morning Vietnam" sortent la même année), "Full Metal Jacket" se distingue avec une brillantissime première partie sur la (trans)formation des jeunes recrues en soldats. Ou comment créer des machines à tuer. “Born to kill” à côté du logo “Peace and love” comme il est montré sur l’affiche du film : toute l’ambivalence et la dualité de la plupart des trames et des personnages des films de Kubrick…

 

4e // ORANGE MÉCANIQUE
1971
Avec Malcolm McDowell, James Marcus, Warren Clarke, Michael Tarn, Patrick Magee, Adrienne Corri, Michael Bates...

Une bande de jeunes malfrats terrorisent la population dans ce qui était, en 1971, un futur proche. Ayant légèrement mal vieilli (Alex et ses “droogs” disent ne pas avoir de téléphone pour prétexter d’entrer chez leurs victimes, voir aussi la présence de la machine à écrire, des vinyles et l’absence d’électronique), "Orange mécanique" peut se targuer d’une thématique encore bien actuelle : celle d’une jeunesse tuant son ennui par des actes de violences gratuites… Un film à l’envers de "Full Metal Jacket" qui n’explique pas comment ces jeunes sont devenus délinquants, mais qui analyse dans une seconde partie comment la société elle-même entre dans une autre forme de violence (l’expérience traumatisante par l’aversion)… Ironie quand tu nous tiens !

 

3e // SHINING
1980
Avec Jack Nicholson, Shelley Duvall, Danny Lloyd, Scatman Crothers, Barry Nelson, Philip Stone, Joe Turkel...

Une famille garde un hôtel fermé tout l’hiver dans les Rocheuses… La folie gagnera chacun des membres dans une désagrégation lente et inéluctable. Dans "Shining", Kubrick installe talentueusement l’angoisse, puis la peur pour arriver petit à petit à créer un climat de terreur comme jamais le cinéma n’en avait connu. Jack Nicholson qui habite son personnage de Jack Torrance est propulsé dans le royaume des stars et Kubrick transcende le roman de Stephen King pour en faire un classique du film d’horreur moderne.

 

2e // 2001, L’ODYSSEE DE L’ESPACE
1968
Avec Keir Dullea, Gary Lockwood, William Sylvester, Daniel Richter, Leonard Rossiter, Margaret Tyzack, Robert Beatty, Sean Sullivan, Douglas Rain...

Foisonnant alors qu’il est réduit au strict minimum de ses dialogues, "2001, l’Odyssée de l’espace" est une merveilleuse aventure sur l’évolution, sur un « tout ». La mise en scène de Kubrick est éblouissante et laisse en mémoire de magnifiques images entremêlées d’une bande-son entre musique électronique et symphonies classiques. Ou comment son “petit film de SF” qu’il avait imaginé réaliser au début est devenu un chef d’œuvre intemporel qui ne ressemble à aucun autre.

 

1er // BARRY LYNDON
1975
Avec Ryan O'Neal, Marisa Berenson, Leon Vitali, Dominic Savage, Patrick Magee, Hardy Kruger, Marie Kean, Murray Melvin...

Notre top Kubrick érige sur la plus haute marche du podium son film le plus mésestimé, son film le plus « parfait » visuellement. Kubrick a, en effet, cherché à atteindre la perfection cinématographique pour faire de "Barry Lyndon" son « docufictaire ». La lumière du film est envoûtante : les intérieurs sont éclairés à la bougie tandis que les extérieurs ont presque entièrement été tournés à l’heure magique – les golden hours –, ces instants qui suivent le lever et précèdent le coucher du soleil, pour obtenir des plans d’une beauté picturale rare comme rendant hommage à George de La Tour et Antoine Watteau… Un magnifique écrin pour une histoire dure et des personnages torturés qui laissent dans les deux cas l’émotion envahir l’œuvre…

 

Informations

>> Découvrir ou replonger dans notre Dossier "Le K Kubrick"

Mathieu Payan Envoyer un message au rédacteur

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