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Test DVD - INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRÂNE DE CRISTAL

Date de sortie : 21 novembre 2008

En 1957, en pleine guerre froide, Indiana Jones arrive péniblement à échapper à une horde de soviétiques, conduite par la sulfureuse Irina Spalko, en quête du fameux crâne de cristal. De retour à son poste de professeur, il est immédiatement renvoyé, dû aux pressions du gouvernement, qui le suspecte d'être un agent double. Entre temps, il reçoit des nouvelles de son vieil ami par le biais d'un courrier que lui remet Mutt, un jeune homme rebelle et plein d'énergie. Il a besoin d'aide pour remettre le crâne de cristal à l'endroit où il a été volé, sans quoi ses pouvoirs et secrets seront utilisés par les soviétiques pour gouverner le monde...

Test DVD

Avoir entre les mains le DVD d’un film de Spielberg est toujours un plaisir, d’abord pour la qualité propre du film, mais également parce que DreamWorks met un soin tout particulier à soigner ses galettes tant au niveau technique qu’informatif. Si vous ne trouverez ni chapeau, ni fouet dans l’édition collector des dernières aventures de l’archéologue le plus charismatique du globe, "Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal", vous y découvrirez néanmoins une foule de documentaires mettant intelligemment en relief la conception du film.

Classiquement, cette édition divise ses denrées en deux disques. Les bonus du premier DVD sont une sorte de prologue général : ils se concentrent sur la genèse du projet, puis sur la préparation du tournage avant le gros du travail. Les discours y sont toutefois assez conventionnels – Spielberg, on le sait, n’est pas un grand orateur quand il s’agit de ses films – et il faut sans cesse séparer le grain de l’ivraie.

Ce qui frappe immédiatement, à la vision de ces images, c’est la constante atmosphère de bonne humeur dans laquelle baigne la pré-production de ce nouvel "Indiana Jones" : ce n’est pas une équipe de cinéma qui s’apprête à travailler, mais une bande de copains qui se réunit pour discuter chiffons, et dans la foulée pour produire un film populaire. Chefs d’équipe, comédiens, techniciens, tous donnent l’impression de participer à une sorte de grand œuvre fabuleux, aboutissement et synthèse de toutes les carrières, en même temps qu’ils s’abreuvent de tout ce qui définit le mythe : costume d’Indiana Jones, entraînement avec le fouet, succession de titres préparatoires plus douteux les uns que les autre (parmi lesquels : "Indiana Jones and the Saucer Men" ou "Indiana Jones and the Son of Indiana Jones"), etc.
On l’a bien compris : l’intérêt de ces deux documentaires reste purement informatif aux dépens, souvent, de la crédibilité des intervenants, à l’image d’un Spielberg nous assurant, avec un sourire gigantesque, que non, Harrison Ford n’a décidément pas vieilli d’un poil dans sa veste en cuir. C’est pourtant dur à avouer pour les fans que nous sommes, mais il faut bien dire que, si le costume lui va toujours à merveille, on peut tout de même difficilement affirmer qu’Harrison Ford soit au mieux de sa forme, tout comme Karen Allen qui n’aurait « pas pris une ride » ! Bienséance, quand tu nous tiens…

Le second disque passe clairement aux choses sérieuses : une demi-douzaine de making-of plus ou moins longs, avec toute l’équipe du film qui nous invite dans les coulisses de la production et du tournage proprement dit, avec la volonté de déshabiller complètement cet "Indiana Jones".
Même constat, ici, que pour la première galette : si DreamWorks sait parfaitement comment nous contenter en termes d’informations sur tous les aspects du film, il est de mise d’évoquer plus volontiers les idées géniales (« J’ai pensé au bourdonnement des crânes au moment où je prenais ma voiture ! » nous raconte le monteur son, Ben Burtt) que les défaillances et les menus soucis qui accompagnent toujours un tournage. D’ailleurs, le « Journal de production », making-of d’une heure vingt découpé en épisodes, débute sur le toast au champagne qui ouvre le premier jour de tournage – comme pour nous indiquer que la bonne humeur prévaut. Assez classiquement, le reste déroule les différents lieux de tournage (intérieurs et extérieurs) mêlés aux interventions des uns et des autres à propos de leur rôle ou de leur travail respectif. Anecdote amusante : dans la dernière salle du temple, celle du Conseil extraterrestre, deux carreaux gravés mêlés aux quatre mille autres représentant l’un E.T., l’autre le couple R2-D2 et C-3PO, comme au bon vieux temps des "Aventuriers" (dans le puits des âmes un dessin de R2-D2 pouvait déjà être aperçu). Et dire qu’il faut attendre presque la fin pour obtenir cette information croustillante !

Les autres making-of se présentent sous la forme de featurettes plus ou moins longues (de cinq à vingt minutes) sur un sujet précis, comme le « Maquillage guerrier », qui revient sur le travail des maquilleurs pour préparer les derniers tenants de la civilisation Ugha qui apparaissent dans le temple final, ou « Les effets d’Indy » qui se propose de décrypter les différents effets visuels utilisés pour les plans truqués, et grâce auquel on peut apprendre, entre autres choses, que la scène de l’attaque des fourmis était déjà une scène phare mais non retenue de « La dernière croisade » avant d’être intégrée dès les premiers jets du script de ce quatrième épisode.
Parmi les plus intéressantes : « Les crânes de cristal », qui s’intéresse à la conception et à la fabrication des crânes et des squelettes extraterrestres pour le film ; ou les « Accessoires emblématiques », qui revient sur ces objets qui ont fabriqué l’imagerie d’Indiana Jones, fouet et chapeau compris.

Pour résumé, cette édition collector nous offre des documentaires intéressants et fouillés, bien que très classiques dans la forme et dans le ton. Au moins, après ça, vous pourrez vous vanter de tout connaître sur ce petit bijou de la carrière de Spielberg !

Bonus :

DVD 1
- Le retour d’une légende ;
- Pré-production ;

DVD 2
- Journal de production : fabrication du Royaume du crâne de cristal ;
- Maquillage guerrier ;
- Les crânes de cristal ;
- Accessoires emblématiques ;
- Les effets d’Indy ;
- Aventures en post-production ;
- L’équipe Indy ;
- Pré-visualisation de séquences ;
- Galeries photos ;
- Bandes-annonces.

Eric Nuevo Envoyer un message au rédacteur

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