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Test DVD - HAIRSPRAY

Date de sortie : 3 juin 2008

Malgré son problème d’embonpoint, Tracy rêve de danser dans l’émission de Corny Collins. Repérée par l’un de ses danseurs vedette, Link, dont elle est éperdument amoureuse, Tracy parvient à rejoindre le groupe et devient une immense célébrité à Baltimore, s’attirant ainsi la jalousie d’Amber, petite amie de Link qui régnait jusque là sur le show...

Test DVD

Dans l’édition coffret 2 DVD de "Hairspray", on retrouve des tonnes de bonus et un trésor de curiosité sur la machine de guerre qu’a représenté le tournage de ce film.

Dans le DVD du film, on trouve quelques bonus, dont les commentaires du réalisateur et de l’actrice principale, la bande originale du film, mais surtout :
- les versions karaoké des 20 titres de l’album. Il faut tout de même avouer que pour maîtriser les textes et mélodies des chansons, une écoute répétée de la bande originale est nécessaire. Karaoké donc réellement réservé aux fans absolus.
Les images du karaoké étant celles du film, on a toujours plaisir à voir dans "Good Morning Baltimore" que le "Flasher Next Door" (traduction :« exhibitionniste d’à côté ») n’est autre que John Waters, un délice hitchcockien !
- 2 cours de danse pour apprendre pas à pas : "Lady’s Choice" que le groupe de gamins du "Corny Collins Show" dansent pour être sélectionnés dans l’émission, et "Paeton Place After Midnight" que les gamins blacks dansent en salle de colle.
Les explications sont claires, et l’apprentissage pas si difficile quand on maîtrise la pause de son lecteur DVD. La satisfaction de pouvoir apprendre un bout de ces chorégraphies donne réellement au spectateur le droit de lui faire aussi entrevoir qu’il pourrait faire partie du show.
Par contre, on regrette cette manie française de ne pas proposer les sous-titres anglais pour le film…

Dans le 2e DVD, les curieux qui voudraient connaître les coulisses du film vont être conquis. Le menu est alléchant, et le résultat est là. De la genèse du premier "Hairspray" inspiré du "Buddy Deane Show", à la genèse du film de 2007, aux acteurs et réalisateurs du film, en passant par les équipes gigantesques de danseurs, décorateurs, rien n’est laissé de côté, et sans jamais de re-dites ou longueurs. Chaque vidéo est essentielle et complémentaire aux autres. Alors, préparez-vous à passer 3h30 devant votre écran, en aillant les jambes qui fourmillent !

Dans « Les origines de Hairspray », les jeunes qui participaient au "Buddy Deane Show" sont interviewés pour parler de l’expérience incroyable qu’a été cette émission dans leur vie, et pour une époque où la ségrégation est encore présente. Ils étaient réellement des stars à part entière.
Ensuite, John Waters présente comment lui est venu l’idée de faire "Hairspray" : une réunion d’anciens danseurs du "Buddy Deane Show" pour lequel il a écrit un article, et… la magie a opéré. Dans son désir de toujours mettre à l’écran des personnages atypiques et plutôt en marge de la société, il a choisi de mettre en avant une Tracy potelée mais qui arrive à accomplir son rêve : même si elle est grosse, elle sait danser, et gagne le cœur du beau gosse du show !
Enfin, c’est l’histoire formidable d’une productrice qui par hasard regardait des dizaines de films, enfouie sous sa couette, et qui s’est dit : il faut monter "Hairspray" à Broadway ! Malgré les réticences de John Waters, l’aventure de Tracy Turnbald n’était pas prête de s’arrêter.

"Hairspray" est donc bien loin des clichés qu’on pourraient lui coller à la peau. C’est un film qui a su évolué en gardant une âme et sans embellir le contexte délicat de l’époque, qui reste presque d’actualité de nos jours : une fille enrobée qui chope le plus beau mec du lycée et qui est tout de même acceptée dans un show télévisé…

"Behind the scenes" est la partie de présentation « classique » du projet : équipe et des moyens déployés pour aboutir à ce que l’on obtient à l’écran.
Il fallait pour réussir réunir des gens de talents dans tous les corps de métier, tous oeuvrant dans la même direction : faire une comédie musicale, dont le message est que même un outsider peut réussir.
Pour le casting, l’équipe parle des choix faits pour le film, le “pourquoi du comment” il fallait choisir ces acteurs pour incarner les personnages de ce conte des années 60, casting d’autant plus difficile qu’il leur fallut recruter des acteurs qui sachent aussi danser et chanter.
On se rend rapidement compte de l’ampleur du projet, quand on présente la recherche de Tracy à travers tous les Etats-Unis. Ensuite, le casting pour Edna fut également coton, compte tenu du fait que ce personnage devait être joué par un homme, comme il l’était dans la version de Waters, mais quelqu’un qui sache également danser avec un costume de mousse dans lequel il allait être enveloppé.
La musique fut écrite ou plutôt enrichie par le duo de compositeur et écrivain ayant déjà travaillé sur le show de Broadway, afin de garder une cohérence importante. Musique qui est aussi présente dans le film qu’elle l’est dans la tête de notre personnage principale, qui semble être sur un nuage de notes à chaque pas.
On se rend vite compte de la machine de guerre mise en place pour réaliser cet opus : 150 danseurs, 1500 figurants et autant de perruques, et des tonnes de laque !

Les répétitions des danses sont un passage assez impressionnant des bonus, principalement par la complexité des danses et le nombre de danseurs qui devaient répéter pendant 2 mois intensifs ces multitudes de pas ; en outre, on retrouve les répétitions de : "Nicest Kids in Town", "Miss Baltimore Crabs", "Lady’s Choice", "Welcome to the 60’s", "Run and Tell That", "You Can’t Stop the Beat".

Les scènes coupées restent intéressantes ; on y voit Edna être arrêtée par la police, démontrant son courage de femme qui défend les droits de l’intégration ; Tracy chantant dans le sous-sol de Penny ; une version alternative de la version de Velma de "Big, Blonde and Beautiful", et une version de l’arrestation pendant la chanson "You Can’t Stop the Beat".

Enfin, les bandes annonces, dont celle du "Hairspray" de John Waters, qui donne terriblement envie de voir ce qu’il avait fait en son temps.

Un DVD de bonus exclusifs qui vaut le coup d’être visionné de A à Z. C’est suffisamment rare pour être souligné. La réalisation d’un film aussi léger n’est finalement pas synonyme de simplicité dans sa réalisation… Après "Good Morning Vietnam", dites bonjour à Baltimore !

Bonus :

DVD1
- Commentaires
- The Dance of Hairspray : 2 cours de danse
- La bande originale
- L’album du film en version karaoké

DVD2
- Les origines d’Hairspray:
- The Buddy Deane Show
- Hairspray de John Waters
- Hairspray, comédie musicale à Broadway
- Behind the scenes :
Le casting
La musique
Les chorégraphes
Les costumes
Les coiffures
Les décors
Mot du réalisateur
Les images de la première à Hollywood
- Les répétitions
- Les scènes coupées
- Les bandes annonces

Véronique Lopes Envoyer un message au rédacteur

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