WIVES 3
Il n’est pas trop tard pour vivre !
Synopsis du film
Le temps passe et Kaja, qui fête ses 50 ans, retrouve ses amies Heidrun et Mie. Elles font le bilan, sans se priver de penser qu’elles ont encore un avenir…
Critique du film WIVES 3
Inédit dans les salles françaises, ce film de 1996 clôt une trilogie commencée en 1975 par la réalisatrice norvégienne Anja Breien et ses trois actrices : Anne Marie Ottersen, Frøydis Armand et Katja Medbøe (auxquelles on peut ajouter Nøste Schwab, seule autre interprète présente dans les trois films, dans le rôle secondaire de la mère de Kaja). Dans une saga, il y a toujours le risque du film de trop, surtout en cas de suite tardive (rappelez-vous des "Bronzés 3"…), mais il était ici parfaitement logique de proposer une trilogie sur un trio suivi durant trois décennies. Ainsi, "Wives 3" parvient à se situer dans la continuité des deux précédents opus, avec l’insertion, dans le montage, de quelques extraits de "Wives" et "Wives 2", ce qui apporte une touche de nostalgie, et en faisant d’autres références, dont la scène burlesque de la bouche d’égout qui est déclinée dans une troisième et dernière version (ce running gag a le potentiel de devenir culte).
Tout cela n’empêche pas Anja Breien de se renouveler. Dans le fond, il est autant question de vieillissement que de désir, avec une tonalité épicurienne qui se rapproche plus de la fraîcheur de "Wives" que de l’atmosphère de "Wives 2", qui s’avère le moins optimiste des trois volets. Mais le plus réjouissant vient de la légèreté que propose la cinéaste avec un scénario ouvertement comique qui s’autorise quelques idées fantasques, comme le vol d’un buste sur la tombe de l’écrivain norvégien Henrik Wergeland (qui devient une sorte de fil rouge), un passage où Heidrun corrige un motard raciste, ou encore une scène de sexe dans la nature où l’orgasme est symbolisé par la sirène d’un paquebot.
Raphaël JullienEnvoyer un message au rédacteur

