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VOL DE NUIT POUR LOS ANGELES

Un film de John Travolta

Un conte initiatique nostalgique et réconfortant

Synopsis du film

Dans l’Amérique des années 60, Jeff, 8 ans, ne rêve que d’avions tandis que sa mère, actrice de seconde zone, ne rêve que d’Hollywood. Lorsqu’une grosse production lui propose un rôle, ils doivent se rendre dans la cité des anges, en avion bien sûr…

Critique du film VOL DE NUIT POUR LOS ANGELES

Sortie le 29 mai 2026 sur Apple TV

Première réalisation de John Travolta, adaptée d’un roman qu’il a également écrit, "Vol de nuit pour Los Angeles" raconte simplement l’histoire du jeune Jeff qui passe la meilleure journée de sa vie. Certes nous aurions du mal à définir les enjeux et le parcours du héros n’est guère jalonné d’obstacles, mais le récit revendique un optimisme naïf qui plonge le spectateur dans un nuage cotonneux et réconfortant, et qui suffit à lui seul à faire la singularité, et donc l’intérêt, de ce film d’à peine plus d’une heure.

Mais derrière cette histoire gentiment inconséquente se cache un joli conte sur le passage à l’âge adulte et sur la transmission. Travolta, narrateur à la première personne, s’accorde également un petit rôle le temps d’une scène pour passer le flambeau à Jeff. Faut-il y voir une volonté du comédien à la carrière légendaire (et en dents de scie) de laisser la main à la nouvelle génération ? Une question qui se révèle d’autant plus légitime lorsque l’on constate que sa propre fille fait partie du casting.

L’esthétique du film n’est pas sans rappeler celle de la série "Mad men", avec son grain si particulier qui dépeint avec nostalgie des années 60 idéalisées. Une époque où beaucoup de choses étaient différentes, surtout en mieux. Les repas dans les avions, la possibilité d’avoir une couchette et même le sourire des hôtesses de l’air qui paraissait moins surfait. C’était également la fin de l’époque des avions à hélices, progressivement remplacés par les avions à réaction plus performants. On pouvait alors prendre le temps de voyager. Le titre original du film renvoie d’ailleurs à cette idée, "Propeller one-way night coach" que l’on peut traduire laborieusement par « Avion à hélices de nuit à sens unique ». Tout le monde n’est pas suffisamment fan d’aéronautique pour goutter la référence, mais tout le monde appréciera l’ambiance chaude et réconfortante qui fait du bien.

Benjamin BidoletEnvoyer un message au rédacteur

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