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LE VIOLON

Un film de Francisco Vargas

L’Hymne des hommes véritables

Au Mexique, Don Plutarco, son fils et son petit-fils sont fermiers et musiciens. Ils font également partie d’un groupe préparant une guérilla contre le gouvernement en place…

Un noir et blanc très contrasté pour accentuer la force du sujet ainsi que des personnages travaillés et engagés sont la clef de la réussite du premier long-métrage de Francisco Vargas. Ce film est un nouveau souffle pour le néo-réalisme. Vargas fait appel à des acteurs amateurs qui excellent dans l’authenticité pour renforcer l’aspect documentaire du film.

nspiré par un roman de Carlos Prieto, intitulé « les aventures incroyables d´un violoncelle », Vargas écrit un scénario qui se veut à la fois poésie et témoignage d’une réalité oubliée. « J´ai toujours eu envie d´écrire un scénario sur la réalité occultée du Mexique, sur ceux que Luis Buñuel en 1950 appelait Los Olvidados » a-t-il déclaré à la sortie du film.

L’exceptionnel personnage de Don Plutarco, tant attachant que surprenant, porte le film jusqu’à la fin. Si les personnages sont parfaitement finalisés, les situations houleuses laissent un sentiment d’inachèvement. Malgré quelques longueurs, Francisco Vargas nous donne espoir pendant une heure trente-six avant de briser nos illusions. Il retrouve ainsi la vision pessimiste des néo-réalistes des années quarante. Ce film doté d’une grande force de dénonciation traduit ainsi une envie profonde de changement.

Aïcha ZEnvoyer un message au rédacteur

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