VIL ET MISÉRABLE

Diable boiteux

Synopsis du film

Lucien est un démon coincé sur terre depuis 350 ans. Il adore Halloween, car ce jour-là, pas besoin de se déguiser avec des habits d’humains, il peut faire son travail de libraire tel qu’il est. Malheureusement, ce 31 octobre là, sa patronne lui impose un assistant qui va perturber sa tranquillité…

Critique du film VIL ET MISÉRABLE

Adapté de la bande dessinée éponyme de Samuel Cantin, "Vil & Misérable" et un condensé d'humour absurde qui met en scène un démon passionné de littérature dans un monde où les librairies sont situées chez les concessionnaires automobiles. Immortel, Lucien refuse à présent de s'attacher aux humains afin de ne plus souffrir de les voir mourir. Malheureusement, la solitude le déprime tout autant, alors pour tenter d'aller mieux, il consulte un psy qui, à l'image de la société qui l'entoure, ne s'encombre pas de conscience éthique.

En effet, sous le vernis jovial de cette fiction transparaît un côté plus sombre où le trafic d'arme est plus toléré que celui de livres usagés et où les étrangers, ici représentés par les démons, sont moqués voire stigmatisés. Une alliance dystopie-burlesque qui peine malheureusement à s'imposer tant le parti pris d'un côté comme de l'autre est timoré. Les situations comiques font tout juste sourire et l'aspect revendicatif n'est présent que dans quelques scènes.

Le scénario semble calqué à la ligne près sur la BD sans vraiment lui insuffler le souffle nécessaire pour le passage au grand écran. Seul le personnage du psy joue avec exubérance mais cela est plus agaçant que convaincant. Néanmoins, au fil de l'histoire on se laisse charmer par le personnage de Lucien, démon attachant diablement bien interprété par Fabien Cloutier. Loin de l'absurdité de son environnement, sa quête d'amour timide et sincère emmène le film dans un registre de comédie fraternelle beaucoup plus crédible que celui du film excentrique que l'on veut nous vendre au début.

Gaëlle BouchéEnvoyer un message au rédacteur

BANDE ANNONCE

À LIRE ÉGALEMENT

Laisser un commentaire