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VICTOR COMME TOUT LE MONDE

Un film de Pascal Bonitzer

« Le souvenir, c’est la présence invisible »

Synopsis du film

Robert Zuchini va bientôt avoir sa première d’une lecture de Victor Hugo. Un jour, sa boulangère lui tend un journal, qu’une jeune femme a laissé là pour lui, indiquant un avis de décès. Il se doute que ce message vient de sa fille Lisbeth, qu’il n’a jamais connue. Il décide alors de se rendre dans le café théâtre où il a fait ses début, au dessus de laquelle la défunte habitait. Là, il fait la connaissance de trois jeunes comédiennes, passionnées elles aussi de Victor Hugo, qui travaillent avec Lisbeth…

Critique du film VICTOR COMME TOUT LE MONDE

Reprendre ou non le contact ? Le nouveau film de Pascal Bonitzer, qui sort à peine quelques semaines après son "Maigret et le mort amoureux", est une comédie dramatique centrée sur Fabrice Luchini, celui qui adore le verbe et sort à peine d’une tournée de lectures de textes de Victor Hugo. La fiction rejoint donc ici la réalité, autour de ce personnage d’acteur (ici prénommé Robert) qui aime à réfléchir ou donner à réfléchir au travers des mots, écrits par les autres, mais souvent révélateurs, d’une trajectoire ou d’accidents de la vie. Les quelques passages filmés de son spectacle à Paris, sont un véritable régal d’intelligence et d’érudition, venant sublimer le parcours de cet homme en quête d’un contact avec sa fille.

Face à lui, Lisbeth, incarnée par Marie Narbonne, se manifeste d’abord par intermédiaires, de la boulangère et de son amusante apprentie, à ses trois amies actrices, qualifiées de « féministes intelligentes » par Robert, lorsqu’il vient voir leur spectacle. Avec quelques pointes de cynisme, le scénario crée un parallèle entre les interrogations du père et de la fille, et certains moments de l’existence d’Hugo, transportant notamment l’intrigue à Guernesey, où celui-ci a vécu 15 ans. Un passage qui marque une respiration, comme une détente dans la relation naissante entre le père et la fille. Mais il s’amuse aussi à jouer sur l’âge de son personnage principal, tourné vers le passé (même s’il sait « ce qu’est Instagram »…), et la jeunesse des 3 actrices, aux considérations modernes sur le fameux auteur (un queutard…). Au final, cette chronique d'une double découverte est plutôt plaisante, parvenant à maintenir une certaine légèreté autour de son sujet, peu léger au départ.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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