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VA ET VIENT

Un film bien déroutant

Un vieillard engage une jeune femme de ménage, pour l'aider à réaliser ses derniers fantasmes...

Décidément, le destin ne semble pas sourire à Cannes et ailleurs aux réalisateurs portugais. En effet, après le très âgé (trop peut-être ?) Manuel de Oliveira à priori difficilement " palmable ", sans doute à cause de films trop longs ou trop " mélos ", le réalisateur du second film HC de Cannes (après le très attendu Matrix 2), entendez par là " Hors Compétition ", n'a guère pu participer au montage de son dernier film " Va et Vient " pour cause de décès à l'âge de 85 ans.

Ce film curieux, plus que déroutant et on ne peut plus singulier, nous narre le destin tragique du dénommé Joao Vuvu, et constitue le quatrième volet de ce " quadriptyque " commencé avec " Le Souvenir de la Maison Jaune " en 1989, poursuivi avec " La Comédie de Dieu " en 1995, et continué donc en 1998 par le biais du film " Les Noces de Dieu ".

La référence à Dieu étant pour le moins prépondérante dans ce film long de trois heures, quelques scènes d'une extrême longueur l'attestant comme celles tournées dans le car, dans le parc, ou encore le plan fixe de fin sur l'œil gauche qui doit durer entre cinq et dix minutes !

Ce personnage de vieux monsieur quelque peu pervers qui engage une très jeune femme de ménage, charmante au demeurant, pour l'aider à réaliser quelques fantasmes " classiques " quoiqu'un peu glauques à priori, reste intéressant à observer. Il s'agira aussi bien de celui de la jeune fille " pure ", sans rien sous sa blouse, qui repasse le linge, que du mythe de la femme au système pileux très… trop développé (partout et surtout là !), ou encore de celui de la femme déguisée en flic, se révèlant des plus austère autant qu'autoritaire.

J'en passe et des meilleurs…Jusqu'à l'ultime fin où Monsieur se fait sodomiser (déchirer serai plus adéquat) avec un godemiché énorme genre XXXXXXL : on s'en remettrait difficilement !!! En bref, un film atypique autour d'un personnage marginal crée de toutes pièces par Monteiro pour des spectateurs cannois un peu étonnés et qui partirent pour la plupart avant la fin de cette " œuvre " qui aurait pu exister en deux fois moins de temps avec le même message. Mais finalement, y-en a t-il réellement un ?

Hugues MinotEnvoyer un message au rédacteur

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