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UNE SEMAINE SUR DEUX

Un film de Ivan Calbérac

Oups, mes parents divorcent !

Léa a 12 ans quand ses parents divorcent. Avec Maxime son petit frère elle vit une semaine sur deux chez son père, un doux rêveur peu en phase avec la réalité, tout le contraire de sa mère, une femme dynamique, un brin plus autoritaire. Alors que ses parents cherchent tant bien que mal à se reconstruire chacun de leur côté, Léa connaît son premier amour...

Comme Léa qui doit choisir entre son père et sa mère, Ivan Calbérac n’a pas réussi à se décider entre la comédie et le film de société. En résulte une histoire bancale où les événements se succèdent sans grandes surprises. Le réalisateur énumère un par un tous les clichés de la garde partagée : les parents qui règlent leur compte par l’intermédiaire des enfants, ces derniers qui passent au crible les éventuels beaux-parents, le petit frère qui se sent fautif du divorce et enfin l’accident mineur qui obligera enfin le père et la mère à se revoir autour du bras cassé de Léa. Certes, ce sont des faits courants lorsqu’une famille se décompose, sauf qu’ici aucune émotion ne s’en dégage. Les personnages disent qu’ils s’en veulent, mais aucune scène ne le démontre. Les dialogues sont fades et trop écrits, ils sonnent faux dans la bouche des comédiens.

En parallèle du divorce, Ivan Calbérac tente de nous séduire avec des personnages secondaires atypiques, la copine de Léa qui donne toujours de bons conseils pour sortir avec un garçon alors qu’elle n’en laisse aucun l’approcher. Le copain de la mère, grand voyageur solitaire, beau gosse, trop parfait pour être crédible. Et enfin la grand mère, qui jette les hommes comme des kleenex. Il s'agit là du seul personnage un peu croustillant du film, car tous les autres manquent réellement d’épaisseur. Encore une fois, le réalisateur ne va pas au bout de ses ambitions et l’on reste confondu devant un tel classicisme sans relief. On est loin de son premier film “Irène” qui décortiquait avec justesse et humour la crise de la trentaine d’une célibataire malheureuse en amour. Dommage !

Gaëlle BouchéEnvoyer un message au rédacteur

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