UNE CHANSON POUR MA MÈRE

Un film de Joel Franka

Une comédie « has been » autour de Dave qui lui, ne l’est pas tant que ça !

Sylvie, Simon, Antoine et Michel se retrouvent dans la ferme familiale, autour de leur mère mourante. Cette dernière a toujours été une grande admiratrice de Dave, qui par le plus grand des hasards se produit dans la ville voisine. Les enfants décident alors de le rencontrer pour lui demander de venir chanter une chanson pour leur mère. Or les choses tournent mal et le chanteur se retrouve pris en otage par la famille.

Prenons quatre frères et sœur fort différents : une fille femme au foyer qui rêve d’ouvrir un petit restaurant ; un frère homo parti vivre en ville ; un autre cloitré dans un monastère après avoir fait vœu de silence, et le dernier, résigné à rester auprès de maman à la ferme. Ajoutons à cela un beau-frère croquemort, une nièce aventurière ainsi qu’un vieux chanteur à succès et voilà tous les ingrédients réunis pour une grosse comédie familiale. Avec une telle galerie de personnage, pas besoin de se poser de question, autant porter la caricature à son paroxysme et tenir la longueur à renfort de gags bien amenés.

Malheureusement, le film s’impose très vite frileux et assume moyennement l’originalité de ses protagonistes. Au contraire, le réalisateur concentre toute la trame comique sur Patrick Timsit, beau-frère pathétique et de loin le personnage le moins intéressant du groupe. S’en suit une succession d’événements confus et grossièrement burlesques. Enfin, le film se fait rattraper par une avalanche de bons sentiments. Les non-dits remontent à la surface et chacun peut dire adieu à leur mère sereinement. Cette partie du récit, qui positionne enfin Dave au centre de l’histoire, est de loin la plus intéressante. Le chanteur joue plutôt bien son rôle de catalyseur au sein de cette famille déchirée et on ne peut que regretter que cet aspect-là de l’histoire ne soit plus développé. Entre comédie et introspection, le réalisateur n’a pas su choisir. En résulte une histoire bien bancale dépourvue de style. Autant rester chez soi et faire un tour de côté de chez Swan !

Gaëlle BouchéEnvoyer un message au rédacteur

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