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UN ÉTÉ A LA FERME

Un film de Hugo Willocq

Un tendre documentaire sur le milieu agricole et la transmission, qui peine cependant à se démarquer

Synopsis du film

Dans la cour de la ferme de ses parents, Paul, 12 ans, et son frère Germain, plus petit, jouent à s’asperger avec le karsher. Tous deux débutent deux mois de vacances d’été, où les jeux vont se mêler à l’aide auprès de leur père. Pour Paul c’est aussi l’occasion de découvrir la responsabilité, les préoccupations de son père, et de tester ses affinités avec le métier d’agriculteur-éleveur…

Critique du film UN ÉTÉ A LA FERME

Il est de plus en plus difficile de se distinguer au milieu de la myriade de documentaires qui sortent en salles, concernant le monde rural et/ou les difficultés des exploitants agricoles. "Un été à la ferme" trouve cependant son propre ton, en se focalisant sur deux enfants, entre insouciances de vacances d’été et découverte du métier, faisant contraster les sourires de ceux-ci, avec le visage plutôt fermé du père, préoccupé par le prix du cours du lait et la précocité des orages, obligeant à un moissonnage rapide. Traitant finalement avant tout de la transmission, le film trouve aussi son originalité dans les séquences où les deux petits gars jouent à un jeu-vidéo de simulation de ferme, dont le niveau de détail fait halluciner le paternel.

Permettant ainsi d’insister sur la différence entre le métier idéalement imaginé par les enfants et la réalité vécue par le père (ici on peut acquérir des tas de machines ultra-performantes et l’argent rentre facilement, tout comme les permis de construire sont si facilement accordés…), ces séquences sont porteuses d’une ironie complice. Montrant petit à petit la capacité du père, d’abord observateur mutique ou donneur de conseils, à se confier sur les difficultés du métier, "Un été à la ferme" finit par toucher grâce à l’équilibre entre moments heureux, à hauteur d’enfants, et aspects plus graves du vécu des adultes. Sans atteindre les sommets de "La Ferme des Bertrand" qui faisait plus le constat de la transmission, le film constitue une parenthèse de deux mois, que la conclusion se garde bien de refermer totalement dans ses perspectives.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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