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TORNADO

Un film de John Maclean

Un étrange western à l’intrigue minimale

Synopsis du film

Années 1790 en Grande Bretagne. La jeune Tornado, d’origine japonaise, est poursuivie par un groupe d’hommes dans la forêt, puis à travers les champs. Elle trouve refuge dans une grande demeure, dans laquelle les hommes pénètrent comme s’ils étaient chez eux, dérobant au passage quelques objets…

Critique du film TORNADO

Sortie directe en VOD le 01 décembre 2025 et en DVD / Blu-Ray le 09 décembre 2025

"Tornado" est un thriller découvert dans la section Frissons du Festival de Dinard 2025, offrant certes une intrigue minimale (constituée de la poursuite d’une jeune femme par une bande de brigands menée par Sugarman et son fils Little Sugar), mais privilégiant du coup un langage de western situé dans les bois et les plaines brittaniques. Car le film, aussi contemplatif que violent, prend résolument son temps pour détailler chaque étape de la traque, la jeune femme trouvant refuge dans une grande demeure bourgeoise, puis dans un cirque, avant de prendre les armes pour combattre le clan. Une certaine lenteur qui permet, via de nombreux flash-back, d’aborder l’origine de la poursuite (un vol de pièces d’or, elles-mêmes obtenues de manière illégale) mais aussi le sort du père de l’héroïne, maître de marionnettes ambulant.

Avec une mise en scène qui privilégie les plans larges, mais aussi les contre-jours inquiétants (dans les couloirs de la demeure, avec deux silhouettes en haut d’une colline…), John Maclean ("Slow west" sorti aussi directement en VOD en 2016) adopte aisément les codes du western, du duel à l’échange de regards en gros plans, pour mieux amener l’affrontement final, climax un peu gore, confrontant cultures orientale et occidentale. Bien sûr, certaines scènes d’action sont efficaces, mais il est bien difficile de s’identifier ou de prendre fait et cause pour des personnages aussi peu développés. Restent des qualités graphiques indéniables, aidées par la sobriété des paysages comme des décors (le campement du cirque et ses roulottes…), l’ensemble ressemblant au final à une sorte de requiem qui manque cependant un peu de souffle.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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