THE NEW WEST
Un drame indépendant, ancré dans des plaines américaines qui n’étonnent plus
Synopsis du film
Un an après la mort de John, dernier compagnon de sa mère Tabby, qui lui avait appris à monter à cheval, la jeune Porshia est devenue une vraie cowgirl. Elle contribue aujourd’hui au dressage et aux rodéos, tout comme à la vente de chevaux orchestrée par Tabby. Alors que la mère de Brynn, une amie, n’est pas rentrée depuis plusieurs jours, Tabby accepte de l’accueillir en attendant son retour…
Critique du film THE NEW WEST
Situant son intrigue au cœur des plaines de l’Ouest américain, "The New West", long métrage entre documentaire et fiction, est avant tout un portrait de femmes, détaillant le caractère et l’indépendance de la mère, Tabby (Tabatha), et posant en miroir le mordant de sa fille Porshia, afin de mieux exposer leurs problèmes de communication. Il est aussi la description d’un milieu en souffrance (la mère d’une jeune voisine a à nouveau disparue, la vente des chevaux est difficile…), où l’entraide est essentielle. Tabby accueille d’ailleurs bon nombre de jeunes chez elle, desquels elle n’exige qu’une seule chose, le respect des règles, et parmi lesquels figure le jeune Jesse, qu’elle propose d’adopter. Au milieu de cette précarité d’une famille en pleine recomposition, les jeunes font ce qu’ils peuvent pour s’affirmer, entre jeux dans la boue, consommation de bières et chevauchées où la caméra se fait libre.
Malheureusement "The New West" arrive après d’autres films qui ont largement labouré les mêmes thématiques et surtout exploité les mêmes lieux et paysages sauvages, de "Nomadland" de Chloé Zhao et son campement de victimes de la crise économique, au plus récent "Rebuilding" avec Josh’OConnor en cowboy dont le ranch a brûlé. Les ressorts paraissent donc assez proches, l’exploitation des paysages et des couchers de soleils aussi. Et "The New West" n’offre du coup que peu de neuf, en abordant certes le sujet du deuil sous un autre angle, en utilisant la proximité des Badlands comme une intéressante parabole, et en mettant aussi en avant l’imposante Tabatha Zimiga, qui joue ici son propre rôle en la patiente et résiliente Tabby.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur


