THE MASTERMIND
Un film de casse au rythme lent assumé
Synopsis du film
Massachusetts, 1970. James Mooney est un apprenti escroc qui semble doué. L’air de rien, il est capable de dérober une figurine dans un musée, en la mettant dans un étui à lunettes et en déposant discrètement celui-ci dans le sac de sa femme. Mais son objectif est un plus gros coup, et après avoir engagé quelques repérages dans un musée, il tente de convaincre deux amis de l’aider et baratine sa grand mère afin qu’elle lui prête de l’argent. Le casse se prépare, visant 4 tableaux, et impliquant 2 véhicules différents. Mais le jour J, en absence d’école, James se retrouve malheureusement avec ses deux fils à garder…
Critique du film THE MASTERMIND
Comment imaginer que la réalisatrice américaine Kelly Reichardt ("La Dernière Piste", "Wendy et Lucy"), pouvait aborder un film de casse sans refuser à celui-ci toute tension et sans y insuffler un petit humour décalé. C’était déjà le cas pour son très réussi western, "First Cow", genre qu’elle aborda de manière autant contemplative qu’en versant dans la comédie loufoque aux personnages maladroits. Avec "The Mastermind", présenté de manière surprenante à Cannes en compétition en 2025, on se doutait bien évidemment de la potentielle ironie du titre en lui-même.
C’est donc via de petites torsions à un scénario qui met en évidence l’excès d’assurance du héros (Josh O'Connor, vu dans "Challengers" et "Seule la Terre", et bientôt dans le très beau "Le Son des souvenirs"), voleur en herbe, que l’humour jaillit, au sein de scènes d’apparence anodines. Sans avoir le brio d’un script des frères Coen, "The Mastermind" accable son personnage de hasards ou maladresses qui le poussent progressivement dans ses retranchements. Récit d’un étau qui se referme peu à peu, le film s’avère tout de même plutôt anecdotique dans l’univers des portraits de voleurs, laissant tout de même un goût plaisant en bouche.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur



