THE BRUTALIST

Un film de Brady Corbet

Un film fleuve, aussi passionnant que déroutant

Synopsis du film

Critique du film THE BRUTALIST

Qu’on aime ou pas le cinéma de Brady Corbet ("L’Enfance d’un Chef", "Vox Lux"), il faut reconnaître à celui-ci le don pour vous remuer, souvent par un savant travail sur le son et une musique bien particulière. Mais il a aussi le don pour construire des personnages forts, dont cette fois-ci un architecte fictif (non, ne cherchez pas sur internet, László Tóth n’a pas existé), dont le passé dans une Europe déchirée est avant tout le prétexte à explorer le destins des juifs exilés vers les Amériques, depuis des pays qui ne voulaient plus d’eux, et pire, leur réservait un sort ignoble. Cet antisémitisme, souvent latent, est d’ailleurs quelque chose que Corbet exploite à nouveau dans ce récit, le mettant en évidence dans tout son caractère sournois, dans les cercles de pouvoir ou de richesse.

Offrant ici un nouveau magnifique rôle à Adrian Brody (dont ce sera pour ce rôle le deuxième Oscar du meilleur acteur après "Le Pianiste"), le film a aussi été récompensé du Prix du meilleur réalisateur pour Bardy Corbet. Il faut dire que cette œuvre fleuve multiple les audaces graphiques, rendant écrasant de nombreux plans qui impliquent l’architecte et ses chantiers. Portrait d’un homme torturé par son passé, la dislocation de sa famille et ses rêves de grandeur et de renommée, "The Brutalist" ne souffre pas tant de sa longueur (3h00) que du choix de disposer un entracte de 15 minutes en plein milieu, venant casser le rythme d’une œuvre dans laquelle on commençait à peine à rentrer, du fait notamment du nombre important de personnages. Reste une fresque dont certains moments sont d’une rare intensité et un film fortement documenté sur l’après guerre.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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