TAFITI
La découverte des animaux de la savane et du désert pour les plus petits
Synopsis du film
Adolescent suricate, Tafiti a du mal à suivre les recommandations de son grand père : ne parler à aucun autre animal de la savane, tous étant considérés comme dangereux. Alors qu’il sort du terrier pour s’abreuver, il fait la connaissance de Mèchefol, un potamochère, qu’il aide alors qu’il est attaqué par un aigle. Ramenant celui-ci au terrier afin de soigner ses blessures, la famille se retrouve attaquée par un serpent, qui réussit à mordre le grand père. Tafiti décide alors de partir à la recherche d’une fleur bleue qui pourrait le guérir, et laisse derrière lui sa grand mère, ainsi que sa petite sœur et son petit frère. Discrètement, Mèchefol le suit jusqu’au désert, qu’il leur faudra traverser…
Critique du film TAFITI
Film d’animation venu d’Allemagne, "Tafiti" est réalisé par Nina Wels, à laquelle on doit "Le Chevalier Rouillé" (inédit de 2012) et "Le Cristal Magique", films qui avaient déjà pour héros des animaux. Si l’intrigue ne paraît pas au premier abord des plus originales (il s’agit d’affronter des dangers pour trouver un remède, en l’occurrence une fleur bleue - cela rappelle particulièrement "Yuku et la Fleur de l’Himalaya"...), les péripéties de Tafiti, son ami Mèchefol, suivis par un aigle, permettront aux plus petits de découvrir certaines espèces animales, parfois surprenantes : insectes types scarabées qui récupèrent de l’eau sur leur carapace dans le brouillard, petit pélican aux grands yeux, musaraigne du désert, sorte de lézard bleu dansant…
Bien sûr, public enfantin oblige, certains passages seront assez convenus, comme le combat contre les chacals, les attaques de serpents qui finissent noués... Mais le film est aussi doté de passages amusants, avec la fascination de la musaraigne pour l'énorme trompe d’une éléphante (donnant lieu à une chorégraphie hallucinée de trompes et de cœurs), le devenir du menaçant poisson dans la grotte, ou encore l’aigle qui rêve de rôti de porc grillé lors du passage dans le désert de sel… Saluons en tout cas un joli travail sur les décors naturels et la lumière (savane, désert, montagne…) et sur certains détails comme les plumes noires de l’aigle qui les suit, ou le joli plan zénithal dans les dunes avec les traces de pas et les ombres des personnages. Une approche visuelle qui, ajoutée à quelques personnages secondaires amusants, compense largement certaines facilités de l’intrigue dans cette adaptation d'une série de livres pour enfants signée Julia Boehme et Julia Ginsbach.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

