TAD L'EXPLORATEUR ET LA LAMPE MAGIQUE
Un épisode diablement rythmé et des plus drôles
Synopsis du film
Tad et Sara ont maintenant une fille, Olympia (Oli), turbulente et curieuse, qui appelle Momie « maman » et n’arrive pas à prononcer « papa ». Venus à Londres pour trouver une fléchette du XIXe siècle qui leur permettra d’accéder à l’armoire dans laquelle est enfermée une lampe magique, ceux-ci se retrouvent projetés dans le passé, par la faute d’un vœu de Momie, qui demande à retourner à l’époque où il était prétendument connu…
Critique du film TAD L'EXPLORATEUR ET LA LAMPE MAGIQUE
Venu du studio espagnol Lightbox Animation Studios, "Tad l’explorateur 4" est sans nulle doute le volet le plus réussi de la saga ("Tad l’explorateur : à la recherche de la cité perdue", "Tad et le secret du roi Midas", "Tad l’explorateur et la table d’émeraude"). Maintenant, comme à l’habitude, le rythme niveau action, le film se double d’un humour plus affirmé, les gags fusant, autant visuels que référencés, et s’adressant cette fois-ci autant aux enfants qu’aux adultes, le doublage se payant même le luxe d’allusions franco-françaises. Partant du principe que la lampe magique fut en réalité la même croisée par Aladdin, Ali Baba, Simbad et d’autres, le scénario lance nos héros, poursuivis par le descendant d’un célèbre sultan, à sa recherche dans le palais de Buckingham (où elle fut prise jadis pour une théière antique !), puis dans divers moments du passé. En résulte un film réjouissant, bourré de scènes d’action, aux mécanismes toujours influencés par "Indiana Jones", sur fond d’histoire de paternité.
Comme à l’habitude les personnages secondaires apportent l’aspect comique, Momie en tête, toujours aussi écervelé, mais ici dans un double rôle puisqu’il retourne à son époque et donc doit faire face à lui-même. On trouve deux nouveaux venus, l’archéo-robot qui sait tout mieux que tout le monde et aime raconter des blagues nulles (petite référence au passage à l’IA et au remplacement de l’Homme…), et surtout la mamie-génie râleuse et toujours dérangée lorsqu'on l'interpelle, interprétée par Chantal Ladessou. Entre la liste de règles interminable et les vœux saugrenus des uns et des autres, les catastrophes iront bon train. Mais surtout "Tad l’explorateur et la lampe magique" permet de faire le plein de gags, qui s’enchaînent à un rythme effréné.
Alors que les plus petits s’amuseront de l’utilisation des bras et jambes de momies pour s’échapper d’une geôle, des pulsions dragueuse de Bernardo le perroquet face au robot déguisé en oiseau pour passer inaperçu, ou des maladresses de Momie voire de son talon en forme de fesses, les grands pourront apprécier de nombreuses références contemporaines ou cinéphiles. On trouve ainsi des churros dans l’antiquité, une interdiction de demander de l’ananas sur des pizzas... Une poursuite dans le désert avec les troupes du sultan évoque ainsi "Mad Max : Fury Road" (les joueurs de guitare électrique sur les attelages…), la poupée-doudou de Momie empruntée par Olympia s’appelle Chucky, et quelqu’un fait allusion au 36 15, alors qu’un autre chantonne « il descend de la montagne à cheval… ». Ces nouvelles aventures assoient donc définitivement Tad l’explorateur comme un aventurier valable, dont les aspects maladroit s’estompent au profit d’une belle générosité.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur



