Bannière Reflets cinéma ibérique et latino américain 2020

SEX AND THE CITY 2

Too much is never enough

Deux ans après, Carrie Bradshaw et ses copines se retrouvent dans un New-York où le glamour a laissé sa place à la routine de leurs vies de couple. Alors que l’occasion se présente, les 4 copines vont quitter l’île de Manatthan, pour passer une petite semaine de vacances, sous le soleil d’Abou Dabi...

Tel le dernier épisode de "Gossip Girl", le film commence et se termine par le nouvel hymne de la Grosse Pomme : « New-York », interprété par Alicia Keys et Jay-Z. Le ton est donné dans le générique : "Sex and the city 2" c’est l’apogée du bling-bling. Tout brille : buildings, tenues, accessoires, voitures… ce qui était déjà le cas précédemment, mais pour cet opus, on semble encore plus ébloui par ces artifices et cette superficialité. Et ce n’est que le début.

L’accumulation de fric donne des nausées pendant 2h26. D’abord par le mariage de Stanford Blatch et Antony Marantino, où le summum du kitsch et de la démesure est atteint. Point de départ d’une longue série de clichés qui vont être abordés dans le film, dont les plus choquants seront ceux concernant la culture des Emirats. Les femmes sont toutes présentées en burka, sous lesquelles elles portent des vêtements de haute couture, soumises, et ne se baignent qu’en burkini, l’opposé complet de nos 4 copines new-yorkaises. Et à cela s’ajoute les agissements détestables et sans gène de ces américaines, qui ne s’intéressent pas le moins du monde aux coutumes en vigueur et qui ont un comportement des plus irrespectueux.

Même si les personnages ont gardé leurs traits de caractère, elles sont de moins en moins attachantes : Carrie Preston (nom de jeune fille : Bradshaw) se comporte en petite fille capricieuse et gâtée qui ne veut pas grandir, Samantha est redevenue une nymphomane écervelée, Charlotte se conforte dans son rôle de mère juive modèle mais n’arrive pas à assumer et Miranda, elle, fort heureusement, reste la seule qui n’a pas l’air ridicule.

Afin de tenter de « relever » le niveau et de garder la sympathie du spectateur qui aimait à s’identifier à un des 4 personnages, les scénaristes ont essayé d’aborder des thématiques un peu plus « sérieuses », comme le train-train du mariage après 2 ans, la difficulté à être une bonne mère, la difficulté à conjuguer sa vie professionnelle et familiale… mais malgré ces efforts, leurs extravagances les éloignent beaucoup des personnages attachants que l’on a pu connaître dans la série.

Quelques passages font tout de même sourire. Celui du mariage, où Liza Minelli (prêtresse des icônes gays) ouvre le bal en interprétant une magnifique reprise de "Single ladies" de Beyoncé, dans une chorégraphie endiablée, laissant admirer ses jambes sculpturales du haut de ses 64 ans. Ou encore le petit clin d’œil à la série « How I met your mother » et les « interventions », quand Miranda propose une « InterFriention » (=intervention faite par une amie) afin de donner un conseil à sa copine…

Globalement, "Sex and the city 2" est un second opus de trop dans la série "Sex and the city", où « too much » est le maître mot et le seul fil conducteur.

Véronique LopesEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire