Festival Caravane des Cinémas d’Afrique 2026 Bannière

SCREAM 7

Un film de Kevin Williamson

Quand le filon s’épuise

Synopsis du film

Alors que sa fille Tatum lui pose des questions sur son passé, Sydney Prescott (alias Evans), désormais mariée à un policier et installée à Pinegrove, esquive à chaque fois, évitant de répondre. Ignorant que deux jeunes sont morts dans l’incendie de son ancienne maison de Woodsboro, transformée en location horrifique, elle reçoit un appel vidéo qui semble venir de Stu, supposé mort. Persuadée que l’homme en question se cache derrière une simulation générée par IA, elle fonce néanmoins protéger Tatum, qu’il dit viser, alors qu’elle est en pleine répétition au théâtre…

Critique du film SCREAM 7

Le premier "Scream" était un coup de génie en 1997, signé Wes Craven, s’amusant alors avec les codes du slasher. Depuis, la saga "Scream" a connu des hauts et des bas, et le moins que l’un puisse dire c’est que ce septième volet ne se hissera pas parmi les meilleurs. Avec une scène introductive plutôt réussie, où un couple visite la maison des meurtres originaux, transformée en sorte de musée Airbnb, et où le robot-Ghostface à détection de mouvements n’en est peut être pas un, le long métrage offre une belle transpercée de crâne au couteau et une poursuite dans un escalier plutôt efficace. Malheureusement, par la suite, les morceaux de bravoure ou les moments gores croustillants se compteront sur les doigts de la main, avec par exemple une tête empalée sur une trieuse à bière (IPA qui coule à travers la bouche mêlée au sang, en prime), un éventrage d’une jeune actrice suspendue au dessus de la scène du théâtre, ou quelques moments de tension comme la difficile progression dans l’épaisseur d’un mur alors que le tueur multiplie les coups de poignard au travers.

En posant rapidement comme l'une des pistes essentielles le trucage des vidéo-calls par l’IA, mais en voulant en même temps multiplier les pistes alternatives, le scénario accouche d’une intrigue hautement tarabiscotée, à la conclusion presque risible et se prend les pieds de le tapis. Car en effet, la première partie du film passée, et un suspect éliminé, on ne comptera pas les incohérences [Attention Spoliers]. Mais pourquoi les jeunes réunis dans un bar se questionnent-ils sur l’existence d’un complice de Stu, alors que justement un Ghostface vient d’être tué et que la fille de Sidney (Isabel May), présente parmi eux est parfaitement au courant ? Et surtout, pourquoi Sidney et Gale, après avoir eu le témoignage de l’employé d’hôpital psychiatrique sur la sortie dun certain John Doe deux semaines auparavant, continuent-elles à penser que les soi-disant messages de Stu soient truqués par l’IA, sans pour autant trouver très suspect ce monsieur et enquêter sur lui ? Ou encore pourquoi le petit ami de Tatum, qui testerait les solutions IA pour voir si l'on peut générer des vidéo-call comme si Stu était vivant, s’amuserait-il à le faire avec exactement les mêmes postures et menaces que celui-ci dans des vidéos... qu’il n’a pourtant jamais vues, puisqu’elles étaient sur les téléphones de Sidney puis de Gale ? Bref, on avait beau être heureux de retrouver Sidney Prescott (Neve Campbell et d’autres personnages du film original, on les retrouve juste noyés dans un scénario ridicule où le côté méta a pratiqueent disparu, et qui enterre (définitivement ?) la franchise.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

BANDE ANNONCE

À LIRE ÉGALEMENT

Laisser un commentaire