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RESIDENT EVIL : BIENVENUE À RACOON CITY

Un film de Johannes Roberts

Un retour aux sources partiellement réussi

Enfant, Claire était pensionnaire avec son frère Chris de l’orphelinat dirigé par les médecins de la Umbrella corporation. La nuit, elle croyait apercevoir une étrange femme à moitié défigurée, son frère tentant de la persuader qu’il s’agissait juste d’un mirage. Devenue adulte, en 1998, elle décide de revenir à Racoon City, persuadée par un homme avec lequel elle communiquait, que la compagnie cache de sombre desseins aux derniers habitants de cette ville désertée après le départ des installations pharmaceutiques. S’incrustant en douce chez son frère, elle est accueillie fraîchement par celui-ci…

Resident Evil : Bienvenue à Racoon City film movie

En évacuant Milla Jovovitch et en revenant aux sources du jeu vidéo, les producteurs de ce nouveau "Resident Evil" (dont fait partie Paul W.S. Anderson, réalisateur de la plupart des épisodes de la saga - sot 4 sur les 6) tentent de séduire les fans de la série de jeux, pour beaucoup perdus en cours de route. "Resident Evil : bienvenue à Racoon City" opère donc un retour dans la ville où tout à commencé, reliant l’orphelinat et le manoir où avait lieu des expériences génétiques, tout en opérant un saut dans le temps visant à révéler peu à peu les événements clés du passé, voire en dévoyer quelques uns.

Ici la Corporation a déjà déménagé ses installations et la ville est devenue une cité fantôme, et point d’armée américaine voulant détruire les lieux, c’est la compagnie elle-même qui semble prévoir de raser la ville, pour éviter la propagation du virus T. Point d’explication d’ailleurs sur l’origine de celui-ci ni vraiment sur l’objectif des manipulations génétiques (à la base créer des surhommes pour le combat…). Mais bel et bien, finalement, une conjonction de deux équipes autour du manoir, avec hélicoptère comme mode de transport (pas très logique dans le fond pour des policiers basés dans la ville... vues les distances, mais la présence de zombies n'aide pas), arrivant après la contamination des équipes. Du coup pas de retour explicite sur la rébellion des équipes face aux dirigeants. On navigue un peu à vue, et on tente de comprendre la logique du tout, aidé par des personnages dont la psychologie est restée à l'état d’embryon.

Reste que le film nous plonge dans une ambiance nocturne et surtout diluvienne inquiétante et plutôt réussie, la plupart des scènes étant trempées par la pluie, où les personnages font un peu flipper par leur indifférence face à d’étranges saignements des yeux de leurs congénères. Mais une fois passée la découverte, l’apparition des premiers zombies ne surprend plus, les scènes d’actions ronronnant tranquillement. La police locale possède certes ses personnages atypiques (le bleu pas très attentif, le chef aussi gueulard que lâche…) qui n’amusent qu’un moment. On gardera du coup juste les quelques scènes peu éclairées dans le souterrain, et les combats initiaux dans le manoir, qui assurent dans leur forme le fan service, mais débouchent sur une conclusion malheureusement un peu grand-guignolesque.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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