RED BIRD

Un film d’action musclé et indépendant

Synopsis du film

Max vient de perdre son père, un policier qui lui a notamment enseigné le code de l’honneur et les arts martiaux. Mais Max ne croit pas à la théorie de la mort accidentelle, car son père était sur un dossier qui impliquerait certains policiers corrompus. Aidé de son meilleur ami, Sam, il se lance dans une enquête pour découvrir la vérité…

Critique du film RED BIRD

"Red Bird" est un film à petit budget réalisé à six mains par Alexandre Laugier, Thomas Habibes et Houssam Adili (ces deux derniers étant également à l’affiche et au scénario), dont c’est pour chacun la première réalisation. On sent beaucoup de mimétisme et assez peu de personnalité dans cette histoire qui reprend à plaisir les codes du film d’action hollywoodien où le héros, seul contre tous (ou presque), affronte des hordes d’hommes de mains qui se dressent entre lui et la vérité. Une mécanique éprouvée qui fonctionne toujours et qui regroupe ses nombreux aficionados. De ce point de vue "Red Bird" devrait trouver son public, car malgré son manque d’originalité et plusieurs évènements téléphonés, c’est un film qui se laisse suivre sans déplaisir.

Comme pour beaucoup de films du genre, le scénario est finalement très secondaire. On demande à ce genre de divertissement d’avoir des scènes d’action et de combats réussies. On saluera l’effort des trois réalisateurs pour éviter le sur-découpage que l’on retrouve bien trop souvent dans des productions similaires et qui nous gâche le plaisir des arts martiaux. Néanmoins, une caméra moins statique aurait amené un supplément d’âme à des scènes de combat qui manquent de punch. Un difficile équilibre est à trouver entre ces deux écueils pour obtenir le ton juste. On notera également une certaine justesse dans la chorégraphie des combats, sans effet de manche superflu. Thomas Habibes, qui campe le personnage principal, est cascadeur de formation, ce qui explique son aisance dans ce domaine. Nous pouvons le féliciter, ainsi que ces deux coréalisateurs, pour avoir porté un film indépendant jusque dans nos salles obscures, où il devrait apporter un peu de fraîcheur dans un milieu ultra dominé par les superproductions hollywoodiennes.

Benjamin BidoletEnvoyer un message au rédacteur

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