PRIMATE
Singe en furie, filles en charpie !
Synopsis du film
Après une longue absence, Lucy revient sur une des îles de l’archipel d’Hawaï pour un week-end, en compagnie de son amie Kate et d’une amie à elle prénommée Hannah. Toutes trois sont accueillies par le frère de Kate, qui les emmène à la maison magnifique du père de Lucy, écrivain sourd-muet, où vit également sa petite sœur Erin, et Benji, le chimpanzé qu’avait adopté leur mère décédée un an plus tôt. Découvrant que Benji, malade, s’est en fait fait mordre par une mangouste, le père profite de sa virée en ville pour une dédicace, pour aller faire tester l’animal mort. Mais pendant ce temps les choses dégénèrent, Benji s’attaquant au vétérinaire, puis aux autres résidants de la maison…
Critique du film PRIMATE
Le carton du début du film expose d’emblée le sujet : la rage, maladie qui doit être soignée dans les 48 heures, car sinon elle s'avère fatale. S’ensuit une scène d’introduction où un vétérinaire, venu faire une piqûre à un singe dans sa cage, se retrouve happé et agressé par celui-ci, la peau du visage arrachée. Un petit retour en arrière et nous voilà en compagnie de Lucy, Kate et Hannah, dans l’avion qui les mène à Hawaï, puis dans la superbe maison, forcément isolée, et dont la superbe piscine à débordement, donne directement… sur une falaise. Comme dans un film d’horreur, en l’occurrence ici un « survival », rien n’est laissé au hasard, on se doute que ces deux éléments auront leur importance dans le récit ! Et ce sera bien le cas, une bonne partie de l’intrigue (une fois les hostilités engagées de la part du singe « tout mignon » du début, qui communique par tablette interposée), se déroulant dans les eaux éclairées de la piscine, ou alentour, le singe ne sachant pas nager.
Allant crescendo dans la violence, "Primate" joue délicieusement avec nos nerfs, s’offrant au passage quelques allusions à d’autres films, comme "Alien" pour la scène du placard, ou "Christine" pour la musique électronique et aérienne lancinante. La surdité du père rajoutera bien évidemment au suspense, permettant de renouveler l’intrigue grâce à l’absence ponctuelle de son lorsque la caméra s’attarde sur lui, formant ainsi un délicieux contraste avec la violence de ce qui se passe autour. Cela évite aussi une redite avec l’introduction d’autres personnages, l’apparition des deux « beaux gosses » crétins rencontrés dans l’avion valant son pesant de cacahuètes. Alors accrochez-vous, préparez-vous à des têtes fracassées, des coups de pelle à gogo, des mâchoires, visages ou touffes de cheveux arrachés, le film offrant son lot d'hémoglobine (qui même ira joliment s’écouler dans les eaux bleues de la piscine). Sans prétention, ce petit film d’horreur des plus efficaces, à l’humour en perpétuel renouvellement, repositionnant l’homme face à la bête (quelques répliques bien senties sont à noter çà et là, et viennent égayer l’ensemble : « je ne vais pas te faire de mal », ou « mais qui a un chimpanzé pour animal de compagnie ? ») vous fera en tout cas passer l’envie d’adopter un primate.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur
