POUR LE PLAISIR
La fabuleuse histoire de l'orgasme féminin
Synopsis du film
Après 20 ans de mariage, la parole se libère enfin. Fanny n’a jamais eu d’orgasme. D’abord frappé dans son orgueil, Tom décide de mettre à profit ses compétences d’ingénieur pour créer l’objet qui fera ce dont il a été incapable. Le couple se lance alors dans une quête pour percer le mystère du plaisir féminin…
Critique du film POUR LE PLAISIR
Davantage connue en tant que comédienne, Reem Kherici nous livre ce qui est tout de même son quatrième long-métrage (après "Paris à tout prix", "Jour J" et "Chien et chat"). Un film qui s'annonce comme une nouvelle déclinaison du thème très en vogue de la libération de la parole sur ce qui est sans doute un des derniers grands tabous de notre civilisation : l'orgasme féminin. C'est qu'on en parle peu de ce sujet, que ce soit au cinéma ou dans la vraie vie. Il faut remonter jusqu'en 2011 avec l'étonnant "Oh my god" pour trouver un film qui en fasse son thème principal. Pourtant force est de constater qu'il y a un problème avec l'orgasme féminin : 30% des femmes avouent ne l'avoir jamais connu, sans compter celles qui ne l'avouent pas.
Inspiré de l'histoire vraie d'un couple allemand ayant révolutionné l'art du sex-toy, "Pour le plaisir" se veut surtout une œuvre pédagogique. En atteste la présence au casting de Camille Aumont-Carnel, influenceuse qui a fait de l'éducation sexuelle des jeunes femmes un enjeu de société. On peut douter que le public un tant soit peu informé apprendra réellement quelque chose sur l'orgasme féminin. Mais on peut lui reconnaître de montrer la voie en traitant de ce sujet de manière décomplexée et avec une certaine élégance. Si l'humour cher à la réalisatrice est bien présent, il ne succombe jamais à une paillardise qu'on aurait pu craindre.
"Pour le plaisir" est ainsi une comédie plus familiale qu'il n'y paraît, qui repose sur un comique de caractère et une galerie de personnages hauts en couleurs. Saluons en particulier le duo qui porte le film, Alexandre Lamy encore plus fraîche et naturelle qu'à l'accoutumée et François Cluzet qui reprend son rôle d'inénarrable râleur mais avec une touche de névrose qu'on lui connaissait moins. Un duo très bien épaulé par Delphine Baril (très récemment vue dans "La petite graine" ou "T'as pas changé") qui fait décidément des merveilles dans le registre comique et Kyan Kojandi qui se fait plus rare au cinéma mais qu'on retrouve à chaque fois avec grand plaisir. Alors ne le boudons pas.
Benjamin BidoletEnvoyer un message au rédacteur


