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PERMIS DE DÉTRUIRE

Un film de Eric Fraticelli

Une pseudo suite d‘où émergent quelques moments cocasses

Synopsis du film

Olivier, psychanalyste, débarque à l’aéroport de Calvi, où étrangement aucune voiture en location n’est disponible. Son ami Dominique, dentiste, l’attend et envoie son client Santu le chercher. En arrivant au cabinet, Olivier découvre que les travaux ne sont pas terminés, et qu’ils partagent les locaux avec une vétérinaire. Ne se sentant pas vraiment le bienvenu dans le petit hôtel du village, il fait cependant la connaissance d’une certaine Felicia, qui souhaite que les consultations avec lui se déroulent dans sa voiture pour plus de discrétion…

Critique du film PERMIS DE DÉTRUIRE

Les comédies sur la Corse, ses insulaires et leurs défauts, leurs relations compliquées aux hexagonaux (les « pinzuti » du film), n’en finissent plus de défiler sur les écrans. Après le semi succès de "Permis de construire" (2022, 562 000 entrées), une pseudo suite a donc été mise en chantier et présentée depuis au Festival de l’Alpe d’Huez hors compétition, avant de trouver le chemin des salles en ce début d’été. Exit Didier Bourdon, alors déjà dentiste, place au duo Timsit / Merad (dentiste et psychiatre), avec un film sous la houlette du même réalisateur mais à l'intrigue sans lien avec le premier. Si les clichés sont légions, il faut bien avouer que certains personnages sont des plus croustillants, tels le réceptionniste de l'hôtel un peu flippant, la secrétaire, qui sait tout des familles et des conflits locaux, se permettant de refuser certains patients juste sur leur nom, afin de rendre une sorte de justice, ou Tutu, le bègue, qui bégaye aussi à l’écrit.

Sans être un chef d’œuvre du sous genre, cette histoire de projet de centrale électrique et d’attentat organisé par des opposants (dont des continentaux) parvient à éviter le pire et à fournir niveau gags. Hormis quelques répliques bien populistes (que penser de : « c’est pas parce que tu as des diplômes que tu es plus intelligent que nous »… ?) qui auraient largement pu être tournées autrement pour résonner comme justes, et des situations téléphonées autour de la loi du silence, la petite esquisse d’amourette entre Kar Merad et Marie-Pierre Nouveau séduit, tout comme la peinture quelque peu alternative des mafieux locaux.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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