PERFECT MATCH
Une recette de teen-movie qui ne fait plus recette
Synopsis du film
En terminale, Ellie Pearse se fait plaquer par son copain Rowan, lors d’une séance de jeu de rôle, alors qu’elle essaye de le dissuader de se présenter comme délégué des élèves. De son côté, Quinn, qui sort avec un garçon populaire du nom de Nate Reed, plaque celui-ci du fait de son côté immature. Se retrouvant par hasard dans un diner, assis cote à cote, Ellie et Nate échangent quelques mots et sympathisent. Ellie décide alors d’inscrire Nate parmi les candidats au rôle de délégué et de faire campagne pour lui, afin de montrer à Quinn qu’il est devenu sérieux, puis de le faire disqualifier par la suite, afin que Rowan l’emporte…
Critique du film PERFECT MATCH
Sortie le 22 juillet 2026 sur Amazon Prime Video
Avec une intrigue tarabiscotée au possible, "Perfect Match" a bien du mal à faire croire à ses personnages, leurs enjeux étant pourtant les mêmes que dans la plupart des comédies adolescentes : trouver la vraie combinaison amoureuse, malgré la différence de « classe » dans un lycée ultra codifié. Nate est ainsi le garçon populaire superficiel et Ellie l’intello qui résonne trop, Rowan est le garçon à lunettes peu sûr de lui et Quinn la belle fille intelligente qui rêve d’un véritable avenir. Si le message de fond sur le fait de ne pas considérer le monde en termes de winners et losers, mais aussi de ne pas tout vouloir contrôler, sonne plutôt juste, on ne peut pas dire cependant que le personnage d’Ellie soit ici particulièrement machiavélique, ce qui aurait pu au moins rendre le personnage amusant.
L’intrigue passe donc d’un enjeu inoffensif à un autre, nous infligeant les supposés avantages des fils de riches, un camarade aux cheveux bleus qui se croit fils de caïd, des discours benêts pour gagner des voix, pour une morale gentillette à la fin. Si l’ensemble du casting surjoue pratiquement en permanence (l’interprète principale en tête, les copines lesbiennes Lauren et Aja aussi…), c’est étonnamment le personnage de Nate qui finit par devenir touchant, sortant de sa zone de confort de beau gosse provocateur. Mais la bluette improbable ne convainc pas, malgré quelques petites idées de mise en scène (l’arrivée du pote à crête bleue, façon les "Dents de la mer", avec zoom soudain sur un groupe de filles semblant effrayées…). Ce qu’il y a sauver est donc bien maigre.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur
