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PATTIE ET LA COLÈRE DE POSÉIDON

Un film de David Alaux

Une ribambelle de références délirantes pour une aventurière en devenir

Pattie et la colère de Poséidon film animation animated feature movie

Ce film d’animation français, sorti des studios TAT, auxquels on doit notamment l’excellent long "Les As de la jungle" (et la série), ainsi que le très bon "Pil" sorti l’an dernier, débute avec la voix-off de Pattie, petite souris, expliquant, sur fond d’illustrations en 2D évoquant les rouleaux de papyrus, sa passion pour les aventures de Jason, et ses argonautes, héro qui a rapporté dans son petit port grec de Yolcos, la fameuse Toison d’or, censée garantir prospérité et harmonie au village. Désireuse elle-même de connaître l’aventure, comme son héro, elle subit les moqueries de ses camarades, à l’exception de Sam, un chat végétarien qui l’a adoptée, et de son meilleur pote Luigi qui s’entraîne à devenir Ninja, comme les rats voleurs de poisson sur le port. À ces trois sympathiques personnages se joindra un goéland borgne un rien allumé, avec un crochet à la place d’une patte, qui sera l’un des éléments comiques du métrage, entre mal de mer et élans héroïques mal placés.

Entre volonté de protection excessive et désir de la petite de grandir au plus vite, ce sont les thèmes de l’affirmation de soi et de la confiance qui viennent alimenter un récit où l’action aura une bonne place. Les auteurs quant à eux s’amusent à démystifier les Dieux, qu’on voit s’amuser avec un monde humain miniature, ajoutant des obstacles pour leur plaisir voire y lâchant des monstres qu’ils gardent précieusement dans des bocaux. Ils jouent avec les figures mythologiques, comme les argonautes, devenus des squelettes grabataires et diminués, les cyclopes dirigés par une sorte de fan de cuisine type Maïté, le bébé kraken qui s’en prend au bateau, les scorpions géants finalement plutôt bienveillants, tout comme avec des références détournées au monde moderne (le garagiste à bateaux de Syracuse…). Bref l’ensemble s’apprécie à hauteur d’enfant comme d’adulte, avec une mention spéciale pour un certain « Flippant » le dauphin, référence que les plus petits ne saisiront sans doute pas, mais qui devrait bien faire rire leurs parents.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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