PANOPTICON
Un voyage intérieur dans une Géorgie pieuse
Synopsis du film
Face à l’abandon de ses parents, Sandro, un adolescent en manque de repères dans une Géorgie pieuse, vit une vie secrète dans laquelle il flirte avec les interdits…
Critique du film PANOPTICON
Le mot « Panopticon », utilisé en architecture notamment, se dit d'un bâtiment (pénitentiaire, hospitalier, etc.) dont, d'un point d'observation interne, on peut embrasser du regard tout l'intérieur ; soit voir sans être vu. Ce concept anxiogène, utilisé par exemple pour casser psychologiquement les prisonniers, est l’une des idées principales qui traverse le film de George Sikharulidze. Dans cette Géorgie nationaliste et très pieuse, à laquelle se rajoute la vision d’un père se préparant à devenir moine orthodoxe, le regard culpabilisateur de Dieu se mélange aux envies adolescentes de Sandro, 18 ans.
Une femme enlevant son pull dans le bus, une coupe de cheveux dans un salon de coiffure, une voisine aperçue de loin par la fenêtre, tout semble matière à troubler le jeune homme qui, s’il résiste aux tentations devant son entourage, s’adonne à ses pulsions de manière plus ou moins répréhensible dès qu’il se sait anonyme. Une main aux fesses dans le métro, une branlette dans les toilettes du salon de coiffure, est-ce encore péché tant qu’il affirme son dégoût pour le corps et le sexe auprès de son père, ses amis, et même sa copine ? A l’égarement adolescent, se mêle un égarement social surfant sur une colère enfouie : le sentiment d’abandon dont souffre Sandro dont le père et la mère vivent des vies indépendantes.
Amande DionneEnvoyer un message au rédacteur
