NOVOCAÏNE
Même pas mal
Synopsis du film
Nathan est directeur adjoint d’une agence bancaire et il a une particularité : il est insensible à la douleur. Il est sous le charme de l’une de ses collègues, Sherry. Un jour, elle l’invite à déjeuner puis ils passent la soirée et la nuit ensemble. Le lendemain, des braqueurs font irruption dans la banque après eux, et ils décident de prendre Sherry en otage. Nathan décide alors de les prendre en chasse afin de libérer celle qu’il aime…
Critique du film NOVOCAÏNE
Avec son postulat de départ peu banal d’un héros ne pouvant ressentir la douleur à cause d’une maladie, "Novocaïne" tâche de l’exploiter au maximum scénaristiquement et de maltraiter (physiquement) son personnage principal tout au long du film et ce de plus en plus intensément, le tout dans un emballage de comédie d’action.
Ce petit rollercoaster de péripéties parvient à fonctionner, et l’on se met petit à petit à se demander quelles seront les prochaines embûches que va rencontrer son héros et leurs conséquences sur son corps. À ce titre, le scénario parvient à distiller quelques trouvailles sympathiques (qui n’hésitent pas par moment à tacher) que nous ne spolierons pas ici et exploite au maximum la particularité physique de ce personnage.
Toutefois, en dépit de ce bon point, le long-métrage souffre de plusieurs défauts. En premier lieu, la réalisation qui n’est pas au rendez-vous, insérant ici et là notamment quelques ralentis maladroits (parce que nous le savons tous, un ralenti dans une scène d’action cela la rend tout de suite plus iconique et/ou drôle) et ne parvient à donner une réelle âme à cette folle virée.
Le second problème est la sous-écriture des moments comiques, tombant à plat pour la plupart et le fait que le scénario ne cherche pas à dépasser son concept, l’étirant au maximum mais sans en étoffer les contours (à ce titre les seconds rôles n’ont pas de consistance). Idem pour le petit twist (qu’on ne révélera pas ici) qui devait insérer un nouvel enjeu dramatique, exploité trop superficiellement et restant dans du déjà-vu trop balisé.
Côté casting, Ray Nicholson en braqueur psychopathe ne parvient pas à donner une réelle épaisseur à son personnage. En revanche Jack Quaid dans le rôle de Nathan, est la bonne surprise du casting, et parvient à donner corps à ce héros dépassé par les évènements mais qui fera petit à petit de sa particularité une force. "Novocaïne" demeure une petite série B d’action sans prétention, mais dont les défauts l’empêchent d’avoir un goût de reviens-y.
Kevin GueydanEnvoyer un message au rédacteur

