NOUVEAUX COPAINS À PUFFIN ROCK
L’adaptation de la série de Tom Moore, avec une histoire visant les plus petits
Synopsis du film
Sur l’île de Puffin Rock, trois espèces de macareux coexistent avec d’autres espèces d’oiseaux ou animaux, accueillant les membres d’autres colonies, en danger. Oona et son petit frère Baba deviennent ainsi amis avec Isabelle, mais aussi avec Marvin, une loutre échouée sur le rivage. Du moins jusqu’à ce que Marvin soit accusé d’avoir volé l’œuf que les parents d’Isabelle lui avaient confié en surveillance…
Critique du film NOUVEAUX COPAINS À PUFFIN ROCK
Adaptation de la série télé animée "Puffin Rock" (2 saisons de respectivement 35 et 13 épisodes, disponibles en France sur Netfllix), datant de 2016-2017, créée par Tom Moore, Lily Bernard et Paul Young, "Nouveaux Copains à Puffin Rock" bénéficie de la qualité des décors des films de Tom Moore et d’un scénario adapté aux plus petits, alliant aventure, amitiés et un brin d’écologie. Suivant Oona et son petit frère Baba (mignonne petite boule blanche qui adore tomber dans des trous - le petit détail comique du récit), et ses amis May la lapine et Mossy la musaraigne, avec leurs nouveaux copains Isabelle et Phœnix (un faisan), à la recherche de Marvin, la loutre fraîchement rencontrée, et de l’œuf qu’il est censé avec volé, l’intrigue allie moments d’aventure, notamment en pleine tempête, dans des grottes ou sous-terrains, mais aussi amitié, autour d’une question de mensonge et d’a priori (sur la dangerosité des loutres).
On reconnaît, principalement dans les décors, la patte de Tom Moore ("Brendan et le Secret de Kells", "Le Chant de la mer", "Le Peuple Loup"), avec des formes géométriques dans les paysages (pour les rochers, des éléments de végétation), mais aussi pour certaines parties des animaux (yeux, becs des macareux, pinces ou coquilles des mollusques…) et la gestion des superpositions et des harmonies et dégradés de couleurs, semblant par moment utiliser des projections de peinture (mouchetage). La gestion des tempêtes est ici particulièrement efficace, qu’il s’agisse de représenter dans un superbe flash-back en aquarelle celle qui obligea à l’exil la famille d’Isabelle, ou celle, finale, qui apporte quelques moments de tension au métrage. Doté en fond de quelques thématiques écolos (le changement climatique, l’érosion des côtes, le dérangement des espèces…), le film est aussi un joli plaidoyer pour le vivre ensemble, qui heureusement n’est que ponctué de petites chansonnettes soulignant des points de l’histoire (particulièrement les moments heureux).
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur


