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NOISE

Un film de Kim Soo-jin

Un efficace thriller horrifique autour des bruits de voisinage

Synopsis du film

Ju-Hee vit dans un appartement dont le plafond est capitonné. Obsédée par ce qui se passe au dessus, elle fait des tests de son, à un endroit où il manque une plaque. Quelque temps après, sa sœur Ju-young, malentendante, apprend à son usine, avec la venue de la police, la disparition de Ju-Hee. Se rendant sur place, au 604, elle découvre un contexte étrange et oppressant, entre un voisin du dessous menaçant qui affirme qu’elle fait du bruit la nuit, un sous-sol jonché de déchets non-autorisés, une présidente de copropriété obsédée par la tranquillité et l’image des lieux, En cherchant des explications, elle tombe sur des enregistrements réalisés par sa sœur, censés être des preuves des nuisances sonores…

Critique du film NOISE

"Noise" est un nouveau film d’horreur, venu de Corée du Sud, lorgnant clairement du côté du "Dark Water" d’Hideo Nakata, à la fois par le choix des lieux (une barre d’immeuble semblant presque désertée…) et par le scénario, jouant d’un côté sur l’état psychologique des personnages et de l’autre sur la présence fantomatique d’autres habitants. Car ici tout va se jouer autour des résidents des numéros en 4, le script déployant une intrigue déroutante sur plusieurs étages, alors que la jeune femme enquête sur la disparition de sa sœur, obsédée par des bruits de voisinages venant vraisemblablement du dessus. Tissant une intrigue qui fait osciller le spectateur entre croyance au surnaturel et doutes sur l’état mental de certains protagonistes, "Noise" (le bruit) joue sur l’irruption de bruits étranges, que seuls certains semblent percevoir.

Construisant une sorte de puzzle mental, autour du passé de cette résidence que certains voudraient voir détruite pour laisser place à de meilleurs logements, la mise en scène de Kim Soo-jin joue avec l’épuisement de son héroïne, quasi seule contre tous, entre apparitions fantomatiques des voisins (un œil noir derrière la porte, l’absence de réponse à l'interphone...), mais aussi sur les cauchemars dont celle-ci se réveille régulièrement. Si cette pertinente idée de la gêne sonore entre voisins (ce qu'on a probablement tous vécus à un moment... avec l'envie de trucider quelqu'un) parlera forcément aux spectateurs, la force du métrage réside bien entendu dans l'utilisation du son, suggérant plus que montrant, au sein d'un scénario qui joue cependant un double voire triple jeu.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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