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NEW YORK COSMOS

Un documentaire pour les passionnés du ballon rond.

Jusqu’en 1977, le football végétait aux Etats-Unis à l’ombre des sports populaires comme le base-ball, le basket et le football américain. Tout changea lorsque Steve Ross, un magnat des médias et fondateur du groupe Warner Communcations, s’enticha de ce sport exotique venu d’Europe…

Sortie en DVD le 6 décembre 2007

La planète foot et le cinéma font peu souvent bon ménage ! On a toutefois eu droit à des portraits de stars du ballon rond (« Zidane, un portrait du XXIe siècle » en 2006), quelques films sur le sport (« A nous la victoire » de Huston avec Stallone et Pelé en 1981), beaucoup de scènes de matches (l’arrêt du cul dans « Didier » d’Alain Chabat, en 1997, reste en la matière inoubliable !) et des histoires relatées par des commentateurs sportifs (Tout à fait Thierry : c’était dans « Delphine 1 – Yvan 0 » de Dominique Farrugia en 1996)... mais tout cela se compte sur les doigts des pieds.

Mais restons dans l’axe du sujet : le football. Paul Crowder, le premier réalisateur du film, est un « fou de foot », c’est lui qui le dit et qui le prouve en donnant à sa fille le nom d’un des joueurs de Chelsea : non pas Leboeuf, Zola ! John Dower, le second réalisateur, est aussi un passionné mais préfère le FC Liverpool pour sa part ! Bref, du foot, il en est fortement question dans « New York Cosmos » qui jette un regard amusé et intrigué sur ce sport qui n’a jamais vraiment décollé outre-atlantique alors que, partout dans le reste du monde, on peut dire qu’il s’agit tout bêtement du sport le plus populaire. Même l’Angleterre, digne représentante des nations 'qui ne font pas comme tout le monde', l’a adopté (en plus d’avoir adopté nos joueurs à nous !). L’Angleterre, c’est d’ailleurs le pays d’origine des deux réalisateurs de ce documentaire : remarquez, on ne voyait pas non plus un américain faire un film là-dessus.

Mais « New York Cosmos » ne fait pas dans l’historique de ce sport aux USA. Nos deux anglais se concentrent sur l’histoire incroyable d’une équipe de foot new-yorkaise créée de toutes pièces par un multimillionnaire (Steve Ross, patron de la Warner à l’époque) et qui a compté dans ses rangs (et en même temps) pas moins que le Roi Pelé, le génie allemand Franz Beckenbauer et le champion italien Giorgio Chinaglia (ça vous dit rien, c’est pas grave !)... Le tout avec l’ambition de faire du football LE nouveau sport à la mode aux Etats-Unis et LE divertissement préféré de toute l’Amérique ! Ah la vision grandiloquente de nos amis américains !

Une histoire sur cinq ans, donc, passant par la grandeur puis la décadence d’une équipe et d’un sport national qui n’a pas rameuté les foules pour qui le vrai football est et restera à jamais un sport qui se joue à la main et non au pied ! Ça nous aura au moins permis de passer 1 h 30 à réviser le nom des stars du ballon rond pour la prochaine partie de Trivial Pursuit ; chouette le camembert orange sera à moi !

Mathieu PayanEnvoyer un message au rédacteur

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