NATURE PRÉDATRICE

Un film de Tommy Wirkola

Nature prédatrice mais film sans mordant

Synopsis du film

Lorsqu’un ouragan de catégorie 5 frappe une ville côtière et que les eaux ravagent tout sur leur passage, la survie déjà compliquée des quelques personnes piégées dans cet enfer, en attendant les secours, se transforme en lutte sans merci lorsque des requins envahissent les rues inondées de la ville…

Critique du film NATURE PRÉDATRICE

Sortie sur Netflix le 10 avril 2026

Ah le film de requin ! Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, ce genre a au moins toujours le mérite de nous intriguer quand on voit une nouvelle production à l’affiche. La question étant : que vont-ils inventer cette fois ? Ces dernières années, quelques bonnes surprises avec des productions à budget ont pu faire parler d’elles. Notamment "Sous la Seine" de Xavier Gens en 2024, qui ramenait le requin au cœur de Paris via le fleuve et les égouts, ou encore "Dangerous Animals" de Sean Byrne l’année dernière, où l’idée de génie était que les requins deviennent les outils d’un serial killer. En 2026, Netflix remet donc le couvert après "Sous la Seine" avec "Nature prédatrice". Au casting, on retrouve avec plaisir Djimon Hounsou qui joue le rôle du spécialiste en requins – eh oui, il en faut toujours un depuis "Les Dents de la mer".

Le scénario se déploie de manière assez classique : au cœur d’une catastrophe, un protagoniste lutte contre vents et requins pour retrouver un membre de sa famille. Il s’agit du personnage incarné Djimon Hounsou, qui va chercher sa nièce coincée en ville où l’eau ne cesse de monter. Mais, cette dernière va rencontrer une jeune femme enceinte et sur le point d’accoucher (vous pouvez, comme nous, soupirer à la vue de ce ressort scénaristique, mais vous en aurez pour votre attente sur la fin du film avec cette touche de « toujours plus », chère aux films de requins) et elle fera son possible pour l’aider avant l’arrivée des secours. Le point presque gênant du scénario réside dans le choix de suivre également une fratrie complètement extérieure à nos protagonistes déjà cités : ils ne les connaissent pas et ne sont pas au même endroit. C’est comme si on suivait deux films en parallèle et cela casse le rythme, déjà pas si soutenu du film. A priori, le seul avantage est que cela permet de décupler les situations à base de requins : dans une maison inondée, dans une rue inondée. Mais en fait non, ce sont les mêmes situations !

Au moins, on a ce qu’on est venu chercher dans le film : des belles images et attaques de requins, et cette touche de « toujours plus » qui nous fait passer un bon moment. Mention spéciale aux effets spéciaux concernant les requins : c’est beau et crédible, ça nous change des films Asylum qu’on adore détester parce qu’ils sont laids. Si les plateformes se mettent tous les 2 ans à sortir des films de requins avec un minimum de budget, alors ce bestiaire n’est pas prêt de s’éteindre et ça fait plaisir !

Océane CachatEnvoyer un message au rédacteur

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