Bannière Festival de Berlin - Berlinale 2020

MINORITY REPORT

Un film de Steven Spielberg

2ème avis: Un film intéressant qui doit beaucoup à la profusion de moyens utilisés !!

Dans le futur, une section spéciale de la police, Pré-crime, sera capable de connaître l'identité des futures victimes et de leurs assassins, grâce aux visions de trois êtres, appellés " pre-cogs " (de 'précognition'). Les trois êtres étaient des enfants agités, issus d'un institut psychiatrique qui faisaient des rêves prémonitoires, et qui sont maintenant utilisés par le gouvernement américain pour faire régner la paix sur la capitale, Washington DC. Dans un état presque létal, ils sont allongés dans une piscine de liquide amniotique, où leurs cerveaux sont connectés entre eux. Chacun a une prémonition, et les trois " pre-cogs " ont forcément la même prémonition en même temps ce qui donne à ces informations leurs fiabilités. Jusqu'au jour où Jon Anderton, joué par Tom Cruise, le chef de cette unité secrète, est accusé du meurtre d'un homme qu'il ne connaît pas…

Washington, 2054, le crime a été éradiqué grâce à un système présumé parfait : trois êtres extralucides, les précogs (pour précognitifs) transmettent leurs visions des crimes futurs permettant ainsi à la brigade précrime menée par John Anderton (Tom Cruise) de procéder à leur arrestation avant même qu'un quelconque fait ne soit commis… Un processus qui s'avère sans faille… jusqu'au jour ou les précogs adresse à Anderton la vision du meurtre d'un homme dont il est le coupable… Anderton n'aura alors de cesse de fuir afin de parvenir à démontrer que la système est faillible.

Transposé d'une nouvelle de Philip K. Dick, Minority Report possède tous les ingrédients d'un bon film : un acteur célèbre à belle gueule, une intrigue bien ficelée, des moyens étonnants mais le générique laisse un arrière goût d'inachevé : pas tout à fait un échec, pas réellement un succès… la profusion de moyens utilisés finissent par noyer les personnages, le happy end final sans aller jusqu'à être superflu est du moins un peu trop happy !

La prestation de Tom Cruise, qui a refusé d'être doublé pour les scènes dangereuses, est plus qu'honnête même s'il excelle dans des rôles moins " faussement tourmentés " comme dans Vanilla Sky auquel le visage de Tom Cruise fait d'ailleurs écho dans Minority Report au détour d'une scène. Bref, un blockbuster au dessus de la moyenne mais blockbuster quand même.

On regrettera que sous des abords subversifs et torturés, Minority Report reste lisse. Spielberg ne laisse pas aux spectateurs une liberté d'interprétation des évènements mais livre la clé de suite, encadre le raisonnement comme s'il avait la volonté que le spectateur ne s'égare pas dans les recoins du film en cours de projection. Dommage qu'il n'y en ait pas !!!

Lisbeth LanversEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire