MES JOURS DE GLOIRE

Un film de Antoine de Bary

Vincent Lacoste, entre volonté et fragilité

Adrien, jeune acteur de 27 ans, passe régulièrement des castings. Cependant, voilà des années qu’il n’a pas décroché un rôle. Se retrouvant interdit bancaire, il se voit obliger de squatter chez ses parents, notamment sur le divan de psychiatre de sa mère…

Mes jours de gloire film image

Découvert dans la section Orizzonti du dernier Festival de Venise, le premier long métrage d’Antoine de Bary est une œuvre touchante, dressant le portrait d’un jeune homme, acteur à l’adolescence, se retrouve au pied du mur et tentant de redonner un élan à sa, pourtant jeune, vie. Mettant tous ses espoirs dans une histoire d’amour naissante et dans le potentiel rôle du Général De Gaule, pour lequel il répète, se sont ses mésaventures douces amères que l’on va suivre.

Offrant à Vincent Lacoste (qui figurait déjà au générique de plusieurs de ses courts métrages) un des rôles les plus complexes de sa carrière, c’est aussi le portrait d’une jeunesse qui coure après une réussite incertaine, entre insouciance et débrouille initiales, qu’il réalise. Avec un humour plutôt savoureux, les péripéties du jeune homme, prennent une tournure plus dramatique alors qu’il se rend compte de ses propres limites face à une montagne de problème.

S’inscrivant dans un univers de galères très actuel pour nombre de jeunes, le scénario souligne l’impossibilité de l’échec qu’exige une société hyper-compétitive, faisant plonger son personnage dans le mensonge, professionnel comme privé. En débusquant les failles de cet homme, il aborde aussi avec tact la limite de la bonne volonté d’un être humain, souvent incapable de demander clairement de l’aide. Et c’est grâce à ses interactions avec quelques personnages secondaires consistants, de la mère gentiment curieuse (Emmanuelle Devos) au père plus que louche (Christophe Lambert), en passant par Roger, l’imposant chien diabétique, que "Mes jours de gloire" parvient à aborder la dépression et les ressorts essentiels d’un être humain.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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