MAUVAISE PIOCHE

Un film de Gérard Jugnot

Erreur judiciaire pour comédie plutôt tiède, où l’on retrouve cependant avec plaisir Gérard Jugnot et ses complices

Synopsis du film

Revenant avec des amis d’une reconstitution de bataille napoléonienne, avec ses amis, Serge Martin est arrêté à l’aéroport de Gênes avant d’embarquer. Il se retrouve alors en garde à vue, accusé d’être Durand de Solilesse, le fugitif le plus recherché de France. Prévenue, la police française envoie chez lui, près de Marseille, un enquêteur réaliser une fouille. Mais alors que sa cheffe craint une nouvelle erreur, celui-ci échange l’information contre un dîner avec une présentatrice tél. La nouvelle fait alors rapidement la Une de la chaîne d’information continue We News…

Critique du film MAUVAISE PIOCHE

Passé par le Hors compétition du Festival de l’Alpe d’Huez et récemment film d’ouverture du Festival du film européen de Meyzieu, la nouvelle comédie réalisée par Gérard Jugnot, dans laquelle il se donne le rôle principal (comme il avait pu le faire par le passé dans les gros succès "Monsieur Batignole", "Fallait pas !", "Casque Bleu", "Une Époque formidable", ou des films plus récents passés plutôt inaperçus, comme "C’est beau la vie quand on y pense", "Boudu"…), joue dans un premier temps à fond la carte des coïncidences et des quiproquos, en s’inspirant des arrestations ratées de Dupont de Ligonnès. C’est ainsi que son personnage est arrêté à l’aéroport, malgré ses 9 centimètres de moins que le fugitif et une ressemblance plus que douteuse, que la situation (un pseudo vol d’une barre de chocolat, de la poudre sur les doigts et un passeport d’urgence…) n'aide pas à se disculper.

À partir de là, il peut dérouler un scénario somme toute sans grande surprise, mais qui a le mérite de dénoncer l’acharnement médiatique, de délivrer quelques réflexions véritables concernant les sentiments éprouvés par certaines personnes âgées que la société invisibilise (« t’es plus grand chose, t’es retraité ») tout en mettant l’accent sur l’entraide (voir l’attitude de l’assistante de l’animatrice télé). Jamais meilleur que lorsqu'il s'attaque aux chaînes d’info continue, avec leurs spécialistes les plus improbables (ici celui des violences de ainés... « c’est pointu ») au fil d’une intrigue qui mènera un temps le personnage sur la case prison, le film ne surprend guère niveau situations ou répliques. Mais on a tout de même plaisir à retrouver l’acteur, en compagnie plus ou moins ponctuelle d’autres pointures, comme Zabou en ancienne amoureuse, Maxime Gasteuil en spécialiste des portières, Thierry Lhermitte en ami et maire du village, ou encore François Morel en camarade de cellule. Bref, une comédie qui fait par moments sourire et qui prend quelque peu la forme d’une petite revanche contre les médias.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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