Banniere-Berlinale-2019

LOVE, SIMON

Un film de Greg Berlanti

Un film léger sur l'acceptation de soi

Simon est un lycéen tout à fait normal. Il vit chez ses parents, a une petite sœur fan de cuisine depuis qu'elle a regardé Top Chef à la télé et des amis fidèles avec qui il va au lycée tous les matins. Mais Simon a un secret qu'il n'a jamais osé dévoiler : il est gay...

"Love, Simon" est une comédie américaine destinée à un public adolescent. Comme toutes celles qui l'ont précédé, elle regorge de clichés tels que des personnages secondaires à l'humour un peu trop décalé pour être supportables, d'éternels groupes d'amis ou encore une famille aimante et compréhensive. Mais heureusement, elle ne se contente pas de respecter les règles du genre et s'ouvre sur la thématique de l'acceptation de soi en tant qu'homosexuel avec à la fois légèreté et délicatesse. D’autant qu’il s’agit là d’un sujet encore trop anecdotique dans cette catégorie de films.

La question du coming-out est ici abordée par le biais d'une relation épistolaire que le héros entretient avec un inconnu, Blue. Lorsque celle-ci est découverte par un camarade de classe de Simon, le chantage commence. Le récit se construit en alternant entre humour, questionnement et gravité. La mise ne scène offre de beaux moments aux spectateurs, notamment lorsque le personnage principal s'imagine ce qui se passerait si les personnes hétérosexuelles devaient elles-aussi faire leur coming-out, ou encore quand il se représente ce que serait sa vie à la fac lorsqu'il s'assumerait entièrement.

Jennifer Garner, dont le rôle de mère compréhensive et à l'écoute rappelle sa prestation dans le film "Juno", apporte un réel soutien film. C'est également le cas de Katherine Langford (héroïne de la série "13 Reasons Why") qui campe ici la meilleure amie de Simon. Au final, "Love, Simon" est un film rafraîchissant, pas forcément pour son originalité mais pour sa positivité. Greg Berlanti donne un nouveau souffle à la comédie adolescente et en profite pour normaliser la notion d'homosexualité. Un grand pas en avant, qui pourrait faire changer les mentalités.

Johan GarinEnvoyer un message au rédacteur

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