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LONG WEEKEND

Un film de Jamie Blanks et Andrew Haigh

La revanche de Mère Nature

Un couple profite d’un long week-end pour partir en camping et se retrouver. Mais leur intrusion sans gêne dans ce bush « préservé » excite la faune et la flore. Face à une Mère Nature qui sait comment leur faire sentir qu’ils ne sont pas les bienvenus, ils ne savent pas s’ils vont pouvoir s’en sortir...

Sortie en DVD et Blu-ray le 19 octobre 2010

Malheureusement pour nous, l’Australien Jamie Blanks est encore trop inconnu en France. Célébré pour son excellent premier film "Urban Legend", il fut vite oublié des cinéphiles après l’échec de son second long-métrage. Et c’est après avoir tourné le furieux (et encore inédit) "Storm Warning" (survival agressif avec Nadia Farès), qu’il nous revient avec son nouveau film, atypique à plus d’un titre. Atypique, car loin de l’horreur brute et du gore saignant qui l’on fait connaître, dans la veine d’un cinéma plus contemplatif, territoire encore nouveau pour le jeune cinéaste.

Remake d'un classique du cinéma de genre australien (réécrit ici par son scénariste), "Long Weekend" conserve, aux détails près, la narration du premier film, et ses très rares personnages secondaires. Peu respectueux d'eux-mêmes ou de la nature qui les entoure, le couple incarné par l’ancien Jésus Christ Jim Caviezel et l’inconnue Claudia Karvan, va voir son séjour tourner au cauchemar. Loin de l'hystérie et de la violence de ses précédents métrages, Blanks opte pour une atmosphère d'étrangeté permanente, rythmée par les bruits de la faune et de la flore locales, où les aigles attaquent sans prévenir et où les lamantins morts continuent de se mouvoir...

Las, malgré une teneur visuelle franchement épatante (les décors paradisiaques sont particulièrement mis en valeur par un magnifique cinémascope), "Long Weekend" ne décolle jamais, la faute à un rythme défaillant et à des acteurs en roue-libre, constamment en décalage avec l’atmosphère des lieux et des évènements qui arrivent. Peut-être est-ce voulu ? Mais il persiste à la fin du film une éternelle question : pourquoi refaire ce film presque pareil ?

Frederic WullschlegerEnvoyer un message au rédacteur

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