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LET'S DANCE

Un film de Ladislas Chollat

La danse de l’amour

Joseph, accompagné de ses deux amis Karim et Emma, monte à Paris pour passer un casting afin d’intégrer le crew de Youri, en vue de participer aux masters de Hip-Hop. Après avoir réussi le casting et être qualifiés pour la finale, Joseph et Youri ont une altercation. Joseph décide de quitter le groupe et part loger chez un ami : Rémi, un professeur de danse classique. Voyant Joseph au bord de la déprime, Rémi lui propose un marché : s’il entraîne sa troupe de danseurs classiques, il pourra avec ses amis utiliser la salle de danse de l’école pour se préparer aux masters…

Let's dance film image

Basé sur le scénario de "Streetdance 3D", sorti en 2010, dont il inverse la situation des deux protagonistes principaux, "Let’s dance" joue la carte du choc des mondes entre le hip-hop et la danse classique. Un choc qui va être cristallisé par la rencontre entre le personnage principal Joseph et la jeune danseuse classique Chloé. Le scénario va alors brasser plusieurs fils conducteurs avec des péripéties fleurant souvent le manque d’originalité : la prise de confiance en soi du jeune héros (quoi de mieux qu’un visionnage de "Rocky" pour en prendre conscience !), ses questionnements amoureux, les auditions de la jeune Chloé et la préparation au Master de hip-hop. Le tout est scindé en trois parties avec l’apparition d’un titre pour chacune d’elle. Un procédé qui apparaît totalement superficiel car l’absence de ces titres n’aurait en rien perturbé la compréhension de l’histoire.

Outre un humour qui tombe souvent à plat et principalement porté par le personnage interprété par Mehdi Kerkouche, des personnages trop conventionnels et un scénario qui peine à nous surprendre hormis sur l’un des aspects du final, le véritable problème du long-métrage est sans doute sa mise en scène. Cette dernière ne rend pas justice aux différentes chorégraphies, en n’épousant jamais les mouvements des danseurs ou quand elle le fait, cela reste maladroit et en décalage, quand ce n’est pas le montage qui décide d’adopter un sur-découpage. Finalement on n’est jamais happé par cette débauche d’énergie qu’est la danse. Le reste du temps, la mise en scène s’avère totalement plate et ne parvient jamais à nous transporter.

Côté casting, Line Renaud en grand-mère sans gêne parvient à nous faire sourire et Guillaume de Tonquédec fait le travail lors de ses scènes. Quant à Alexia Giordano, elle s’avère plus juste que son comparse Ryan Bensetti, qui est tout en muscles et en intériorisation, le poing fermé. "Let’s dance" fait donc trop dans le déjà-vu pour empocher les faveurs du jury et ne transcende jamais ce choc artistique entre les deux danses. De plus, les touches humoristiques, pas toujours justes, et le scénario, dans l’ensemble trop convenu, en font un divertissement sans relief.

Kevin GueydanEnvoyer un message au rédacteur

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