WALTER LAPIN
Cesser d’avoir peur et faire face au monde
Synopsis du film
Après la disparition de leurs parents, Peat et Holly, deux enfants hérissons, se sont réfugiés en haut du phare dont ils habitaient les murs, s’abritant chacun sous un seau retourné. Alors qu’un exterminateur a débarqué, voulant sauver Holly des véhicules circulant à proximité, Walter le lapin se fait renverser et perd la mémoire. Il se prend alors pour un chevalier, Sir Balderdash, comme dans le livre qu’il racontait à ses 53 enfants, et se dirige vers la ville…
Critique du film WALTER LAPIN
Passé par la section Annecy Présente du dernier Festival du film d’animation d’Annecy, "Les Supers" met en scène une petite hérissonne intrépide (Holly), désireuse de se faire des amis, de vivre des aventures et de découvrir le monde, loin du phare où son frère Peat et elle sont bien à l’abri, mais seuls. Celle-ci va profiter de la perte de mémoire d’un papa lapin, Walter, d’habitude plutôt prudent, comme son frère, pour s’aventurer en ville, afin d’abord d’échapper à une chatte dératiseuse puis de trouver le grand hibou. L’aventure, où chacun se fait passer finalement pour ce qu’il n’est pas (Holly pour la fille du lapin, deux cafards pour les maires de la ville, le père lapin pour une sorte de chevalier/super-héros…) sera à la fois rythmée et épique, mais aussi pleine d’imagination avec divers détails amusants et incongrus.
Le papa lapin, épuisé par ses 53 enfants, sera ainsi doté d’une tong en guise de masque de super-héros, mais s’emparera aussi d’une râpe à fromage comme armure et d’une cuillère comme épée. En ville, des hot-dogs serviront de patins, Holly utilisera une capsule de bouchon de champagne comme armure, etc. Et si le scénario se perdra un peu entre la quête du grand hibou et l’affrontement avec une bande de rats pilleurs, à la solde d’un méchant crocodile (il arrache un à un les pics de Holly, comme on enlèverait les pétales à une pâquerette), les plus petits s’amuseront sans doute des mésaventures de la chatte et des trois lapereaux lancés à la suite de leur père. Avec une animation 3D de belle facture, "Les Supers" assure l’action et la fantaisie attendues.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur
