LES LÉGENDAIRES
Une adaptation ambitieuse, trop condensée, mais riches en décors impressionnants
Synopsis du film
Deux ans après la catastrophes, dont ils sont toujours tenus pour responsables, et qui a ramené toute la population de la planète à un âge d’enfant, Danaël le chevalier décide de rassembler les 5 Légendaires, pour vaincre cette malédiction et combattre à nouveau le sorcier Darkhell…
Critique du film LES LÉGENDAIRES
L'adaptation de la saga de bandes dessinées de Patrick Sobral, "Les légendaires" (23 volumes entre 2004 et 2020) est forcément un événement pour les fans. C'était également un événement très attendu du côté de la rédaction, car il s'agit du nouveau film de Guillaume Ivernel, co-réalisateur du génial "Chasseurs de Dragons", qui n'avait depuis accouché depuis que du décevant "Spycies", passé par Annecy en 2020 (il avait aussi été directeur artistique sur l'ambitieux "Ballerina"). D'ambition, ce projet ne manque pas, offrant notamment une introduction à tiroirs, donnant à découvrir de premiers personnages (dont l'intrigante Ibycellia, créature mi-humaine mi-végétale, sorte de sculpture de bois animée), présentant un flash-back expliquant la malédiction, puis introduisant chacun des légendaires dans son environnement d'exil : Danaël le chevalier, Jadina la princesse magicienne, Gryf le jaguarian (un homme-bête aux griffes puissantes), Shimy l’elfe qui maîtrise les éléments, et Razzia une colosse maniant l'épée.
Si le design des personnages n'est pas très surprenant, s'avérant une réelle faiblesse au niveau du peu de traits de visage et de la marche un peu mécanique, le film d'animation impressionne par la qualité des décors, de gorges enneigées avec lac gelé, en arbre de calcaire ou de marbre, en passant par une ville champignon aux cargos volants ou encore un arbre géant, lieu d'une superbe fusion d'un des personnages. L'aventure et l'action sont au rendez-vous, dans un univers entre médiéval-fantastique et steam-punk, au travers d'une intrigue qui ravira sans doute les aficionados, mais s’avérera trop condensée pour emporter totalement l'adhésion des néophytes. Reste des enjeux d'aventure qui prennent le dessus, imposant un réel rythme, afin de parvenir à la fin de la quête en seulement 1h45, au détriment sans doute d'une exposition qui aurait mérité plus de temps et d'un humour globalement absent. Peut être qu'un projet pareil exigeait un film de plus de deux heures, car le résultat donne avant tout envie d'en savoir plus.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur


