LES GRANDS VOISINS, LA CITÉ RÊVÉE

Un film de Bastien Simon
Avec

Une expérience du vivre ensemble

En plein cœur de Paris, l’ancien Hôpital Saint-Vincent-de-Paul a accueilli à partir de 2012 des logements pour personnes précaires, avant de devenir de 2015 à fin 2017, sous l’impulsion de plusieurs associations, une expérience de village solidaire, voué à faire le lien entre différents monde : social, artistique, économie sociale et solidaire…

Les grands voisins, la cité rêvée film documentaire image

Disponible en E-Cinema sur la plateforme géolocalisé La Vingt-Cinquième Heure

Sorti exceptionnellement en E-Cinema, du fait de l’épidémie de Covid-19 frappant la France et d’autres pays en ce printemps, "Les grands voisins" est un documentaire définitivement orienté sur les aspects sociaux, vivre ensemble, et participatifs de cette expérience hors du commun. Située sur le site d’un ancien hôpital, voué à devenir un EcoQuartier, on découvre donc quelques personnages qui nous accompagneront au film du récit : Maël, un artiste cherchant à faire reconnaître sa nationalité française, Adrien, un luthier, ayant installé son atelier sur place et donnant des cours de musique, ainsi que des responsables associatifs impliqués.

Les exemples de vivre ensemble sont légion (café, théâtre, fêtes diverses...), même s’ils restent peu détaillés, alors que les moments de démocratie participative font apparaître le peu d’implication des 2000 résidents précaires. L’aspect urbain et économie circulaire, en particulier l’implication de l’association Plateau Urbain sont malheureusement très peu abordés, au profit de thématiques comme la sécurité des lieux et les rapports avec le quartier alentour.

Mais au final, c’est la méfiance vis à vis des politiques et le souci de ne pas être instrumentalisés qui sont mis en évidence, tout en pointant la nécessité de reconnaître la valeur de la volonté politique (sans laquelle le projet n’aurait jamais eu lieu). Enfin, dans un espoir de reproductibilité, "Les grands voisins" souligne la nécessité d’un respect des engagements collectifs, se démarquant d’une prise de possession des lieux ou du squat, afin de renvoyer une image d’acteurs fiables pour les associations et acteurs impliqués. Un documentaire intéressant, mais qui survole les portraits individuels proposés, affiche une entrée sociale et participative, oubliant au passage quelque peu l’urbanité et l’intégration des lieux.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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