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LES FLEURS DU MANGUIER

Un film de Akio Fujimoto

Deux frimousses qui marquent profondément

Synopsis du film

Partant d’un camp au Bengladesh avec leur grand tante et leur père, une soeur de 9 ans et un son petit frère de 4 ans, tous membres de la communauté musulmane des Rohingyas, persécutée dans leur pays d’origine, la Birmanie (Myanmar), embarquent pour un long voyage vers la Malaisie. Ils content rejoindre là-bas, la maison de leur oncle…

Critique du film LES FLEURS DU MANGUIER

"Les Fleurs du Manguier" est un film retraçant le parcours de migrants. Si cela n’est pas nouveau, Michael WInterbottom l’ayant déjà détaillé dans "In This World" dès 2003 avec un périple depuis le Moyen Orient, tout comme Matteo Garrone il y a deux ans avec "Moi Capitaine", depuis l’Afrique, Akio Fujimoto a l’originalité de filmer ce périple asiatique en se concentrant sur deux enfants. il installe rapidement la situation d’urgence à partir, les petits, affairés à leurs jeux, étant pressés de participer aux bagages, l’essentiel devant être emmené pour fuir les lieux. Quelques dialogues permettent alors de comprendre qu’il s’agit là d’une communauté musulmane, les Rohingyas, persécutés au Myanmar (ex Birmanie), leur pays a d’origine, et pas vraiment mieux traités au Bengladesh, où ils sont réfugiés. Le périple peut alors commencer, pour le père, la fille (Somira) et le fils (Shafi), ainsi que la grand-tante, dont le fils est censé les accueillir au bout du voyage, en Malaisie.

Se durcissant au fil du trajet, les conditions sont décrites dans le détail, Akio Fujimoto s’attardant autant sur les violences que sur la capacité du plus petit à créer son espace de jeu en toutes circonstances. De facture quasi documentaire, avec sa caméra portée et ses décors naturels, "Les Fleurs du Manguier" fait preuve d’une sensibilité rare due au naturel de ces deux enfants, peu à peu isolés dans un système où chacun ne lésine devant rien pour exploiter la misère de l’autre, et où même la langue devient un obstacle. Refusant tout suspense, le film capte l’essentiel, la capacité de survie, portée par la grande sœur, ou aidée par quelques unes des personnes rencontrées. Mais le sort de chacun, à l’image de la dose de chance qui est nécessaire à chaque étape, ne sera pas forcément le même. Le rire du petit garçon, lui, persiste malgré tout.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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