LES 4 FANTASTIQUES : PREMIERS PAS
La famille de super-héros à la sauce Marvel
Synopsis du film
Depuis 4 ans, les 4 Fantastiques veillent sur New York. Il sont composés de : Reed Richards alias M. Fantastique, sa compagne Sue Storm alias la femme invisible, le meilleur ami de Reed, Ben Grimm alias La Chose et son beau frère Johnny Storm alias la Torche humaine. Alors qu’ils s’apprêtent à accueillir un heureux évènement dans la famille, une nouvelle menace pour la Terre apparaît. La Surfeuse d’Argent les informe que Galactus, le dévoreur de planètes, va venir détruire la Terre. Les 4 fantastiques décident alors de partir à sa rencontre…
Critique du film LES 4 FANTASTIQUES : PREMIERS PAS
"Les 4 Fantastiques : Premiers Pas" avait une double tâche : relancer cette famille de super-héros Marvel au cinéma après l’oubliable "Les 4 fantastiques" de Josh Trank sorti en 2015 (dont l’auteur de cette critique s’est épargné le visionnage) et le diptyque signé Tim Story au début des années 2000 ("Les 4 fantastiques", "Les 4 fantastiques et le surfer d’argent"), mais également lancer la phase 6 du MCU (dernière partie de l’arc narratif du multivers). Est-ce que la mission est fantastiquement réussie ? Elle l’est en demi-teinte.
Le scénario, de façon intelligente, nous épargne une énième origin story, ce qui permet d’avoir plus de temps pour développer les personnages. Et c’est là que le long-métrage de Matt Shakman est intéressant et se démarque de bon nombre de productions du MCU : il réussit à développer une vraie dynamique familiale (à ce titre le casting des 4 super-héros est une vraie réussite) et à donner une vraie épaisseur au couple Reed Richards - Sue Storm (Pedro Pascal et Vanessa Kirby sont parfaits). Toutefois, on regrette que les personnages de La Chose et de la Torche Humaine soient surtout basés sur un ressort humoristique (par exemple la quête d’amour de La Chose n’étant qu’à peine esquissée). Aussi, ce développement permet de renforcer l’impact émotionnel de certaines péripéties.
Cependant, la déception est présente lorsqu’il s’agit de l’exploitation des pouvoirs du quatuor, car à l’exception de ceux de Sue Storm/la femme invisible, le scénario ne permet pas vraiment de montrer l’étendue des possibilités qu’offrent leurs pouvoirs, notamment par le fait que le long-métrage s’avère plutôt avare en scènes d’action. Le film perd ainsi de sa puissance et devient plus anodin quand il se recale dans les rails du cadre MCU dans son dernier tiers, afin de remplir le cahier des charges et boucler les différents enjeux. À ce titre, le combat final, qui promettait du dantesque, fait globalement pschitt.
En dehors des 4 Fantastiques, le développement et la caractérisation des personnages secondaires sont réduits au minimum (une fâcheuse habitude dans l’univers du MCU), mention spéciale à la Surfeuse d’Argent qui pourtant possédait un véritable potentiel. Mais ne boudons pas notre plaisir de voir le MCU nous offrir enfin le vrai visage des comics de Galactus (l’affront de l’immonde cyclone des "4 Fantastiques et le surfer d’argent" étant oublié).
Les décors et l’ambiance rétrofuturiste font leur effet et constituent un autre point fort du long-métrage. Les effets spéciaux pratiques et ceux en images de synthèse sont dans leur grande majorité réussis (mention spéciale à la scène du trou noir qui n’est pas sans rappeler par moments "Interstellar" dans ses cadrages) et pour les seconds ils ne sont pas la bouillie à laquelle Marvel nous a (malheureusement) habituée depuis quelques années. Enfin pour ceux qui se posent la question de l’intérêt de rester pour les scènes post-génériques, une seule a une mission de teasing, celle du mid-générique, avec [attention spoiler] l’apparition du futur grand méchant : le Dr Doom (qui sera incarné par Robert Downey Jr).
Touchante par instants, cette nouvelle mouture des 4 fantastiques rehausse la qualité des dernières productions du MCU, mais ce que le long-métrage gagne en caractérisation et développement des personnages principaux, il le perd en proposition d’action. Fantastique en demi-teinte mais l’effort est là.
Kevin GueydanEnvoyer un message au rédacteur



