LE SIFFLET
Des façons de mourir croustillantes, pour un film qui cache à peine ses influences
Synopsis du film
Suite à un match de baseball, Mason, un lycéen populaire, est retrouvé calciné dans les douches des vestiaires. Croyant avoir échappé à une malédiction, après avoir fracassé au sol un artefact, il avait été rattrapé par la créature qui le suivait. Peu de temps après, Chrys, nouvelle élève au lycée, hérite du casier de Mason et y trouve l’artefact, étrangement intact. Ayant fait connaissance de Grace, Ellie et son copain, elle se retrouve avec eux et son cousin Rel en retenue, avec le prof de sciences. Celui-ci leur révèle qu’il s’agit en fait d’un sifflet aztèque destiné à convoquer les morts. Lui laissant l’objet, ils découvrent le lendemain que le professeur est mort des suites d’un fulgurant cancer des poumons, lui qui prétendait ne plus fumer…
Critique du film LE SIFFLET
Il ne faudra que quelques scènes pour que l’on comprenne que "Le Sifflet" lorgne à fond du côté de la saga "Destination Finale", autant pour l’aspect spectaculaire des façons de mourir que de l’espoir de survivre à une mort qui vous traque, en trompant celle-ci. Dans "Destination Finale" (6 films au total), les scènes d’introduction étaient particulièrement frappantes (un déraillement de montagnes russes, un camion transportant du bois dont un tronc se décroche provoquant un gigantesque carambolage, une tour-restaurant panoramique se détachant de son socle et précipitant les convives dans le vide…). Ici celle d’intro sert plutôt d’amuse-gueule, permettant une montée en puissance et en terreur, notamment avec les deux morts des garçons du groupe. Point question ici d’un ordre de décès prévu dans un accident initial évité par une prémonition, mais une idée plutôt simple et effrayante autour de ces formes de mort qui viennent chercher chacun, dans une logique propre à terroriser les protagonistes.
Si initialement, avec ses apparitions et la manière de se rapprocher des victimes, on pense forcément aussi à "It Follows", le scenario s’en éloigne rapidement quelque peu, offrant de plus une variation autour de la sexualité de Chrys (pour Chrysanthème… au cas où on n’ait pas compris qu’elle est triste et vouée à mourir), anti-héroïne plutôt intrigante. Chacun s’amusera sans mal de petites incongruités (qui comme Grace parmi des lycéens rédige sa dissertation le corps immergé dans un Jacuzzi en utilisant le rebord comme bureau ?) et pourra anticiper le frisson avec les signes avant coureur de l’approche de la mort (une chair de poule soudaine, des poils qui se hérissent sur un bras) et savourer quelques scènes bien gores, qui resteront longtemps en mémoire.
Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

