LE SECRET DE L'ANGELUS : LA FASCINATION DE DALI

Dalicieux, mais jusqu’à un certain point

Synopsis du film

Alors qu’il se prépare à fêter l’anniversaire d’un de ses vieux amis, Salvador Dali reçoit un journaliste pour un entretien autour d’un de ses derniers essais concernant un tableau de Millet. Bien que la villa soit en effervescence avec les allées et venues des différents convives, le peintre et le journaliste entament alors un voyage introspectif qui les changera peut-être pour toujours…

Critique du film LE SECRET DE L'ANGELUS : LA FASCINATION DE DALI

Nous n’allons pas présenter le peintre de génie qu’était Salvador Dali, artiste surréaliste espagnol ayant marqué son temps et ceux à venir pour l’éternité, au même titre que Picasso. L’idée d’aborder la vie de l’artiste via sa fascination depuis l’enfance pour un tableau reste une approche intéressante et nous donne alors l’impression, au départ, que le film évitera peut être l'écueil de beaucoup de ses congénères du même type, à savoir restituer minutieusement tel une page Wikipédia la vie et la mort d’un auteur. Et même si l’arrivée du journaliste enclenche ce canevas classique d’un récit qui va tourner autour d’une discussion, on peut espérer, via l’interprétation du réalisateur qui rentre lui-même dans la peau du célèbre peintre, oscillant entre la roue libre délectable et la justesse de l’émotion, que le film tiendra sur sa courte durée.

Hélas il ne peut s’empêcher de nous asséner des flash-backs en colorimétrie noire et blanche pour bien nous signifier qu’on se trouve dans la jeunesse de Salvador et de nous asséner une mise en scène soporifique lors des séquences verbeuses. Rien de tout ça ne nous aurait dérangé si justement le long métrage ne se contentait pas seulement de nous déballer sa narration finalement assez programmatique, mais liait réellement cette quête du secret entourant ce tableau qu’affectionne autant Dali. La séquence finale de la résolution du mystère, avec en prime une confession de la part de l’artiste qui fait sens avec sa quête insatiable de l'insaisissable, relève l’ensemble et donne la sensation de n’avoir pas perdu notre temps. Mais il est toujours dommage de voir des artistes aussi barrés, loufoques, iconoclastes, se voir attribuer des itérations cinématographiques de leur vie aussi peu inspirées et si peu en rapport avec leur esprit révolutionnaire.

Germain BrévotEnvoyer un message au rédacteur

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